Vie du poète Heinrich von Kleist-« Combat avec le démon »-extrait de l’ouvrage de Stephan Zweig.

Stephan Zweig, écrivain autrichien présente dans un ouvrage intitulé « combat avec le démon » la vie de trois poètes que sont Heinrich von Kleist, Holderlin et Nietsche. Il s’agit d’un ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains puisqu’il se penche sur la mort et notamment le suicide de ces trois personnes.

Mais revenons à Heinrich Von Kleist, poète issu de la période intermédiaire entre le 18 ème et 19 ème siècle période ayant comme combat majeur, le combat de révolution.

Heinrich von Kleist, fils d’un capitaine de l’armée est présenté comme un poète tourmenté dès le départ, un poète plongé dans une sorte de traumatisme prussien emprunte de guerre, de sexe,de marche et de voyage, de course-poursuite et de maladie, de quête d’un absolu, une sorte d’immortalité, un sort du démon.

Et c’est un peu le talent de Zweig de nous parler du sort de ce démon, un démon avec qui chacun vit dans le quotidien.
Un démon qui semble frapper certains poètes de façon plus violentes que d’autres ainsi Goethe en serait protégé et Kleist accaparé.
L’image est alors contrastée, en effet, l’exposition consacrée au romantisme allemand à Paris en novembre 2012 présentait quelques objets ayant appartenu à Goethe, objets dans lequel à mon sens, il apparaît comme un être démoniaque. Démonomanie que l’on a plutôt reproché à Kleist. Il y aurait donc un mal dans un mal. Une idée de la pureté qui n’est pas forcément une idée du bien. Ou autre chose que la pureté justement.

Le portrait de Kleist est un peu le portrait du poète tel qu’il apparaît comme personne non encore réalisée et subissant un sort du démon.

– Un poète souffrant d’une fièvre.
– Un poète comme lié dans une problématique d’une créance qui serait presque éternelle.
– Un poète souffrant d’une confusion des désirs de femmes, un tourment de la chair.
– Un poète dans l’attente d’un jugement
– Un poète comme prisonnier dans une recherche d’une immortalité.

Cette recherche d’immortalité est à mon sens à voir comme un problème religieux.

En effet, Zweig explique que Kleist n’a pu se rendre à byzance, dans le sens de la byzance mystique et religieuse. Le sort du démon est donc en fait un sort de civilisation, une sorte de civilité religieuse.
Un peu comme si un poète chrétien avait été excommunié par un autre chrétien de son chemin de religion.

Mais pour quel motif me diriez-vous, le combat de l’immortalité serait-il en fait un combat dans la religion ?
Il semble en reprenant l’image de Goethe celui qui a réussi et de Kleist celui qui fut comme rejeté, qu’il s’agisse en fait d’une histoire de places. Pour les pratiquants de la religion, comme pour les athées ou les laïques.

Le poète dans son combat avec le démon ne cherchant en fait qu’à revenir à sa place.

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A propos François Térrog

Mr Gorret François écrivant et chantant sous le pseudonyme de Mr Térrog François est un homme de 39 ans, originaire de Bretagne, qui propose des articles, des écrits, de la musique, des poèmes personnels et aussi des découvertes, des textes, des poèmes de grands auteurs ect.....

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