Térrog-Nouvelle « Le possible manger » (1er partie)

Le jour se lève. Que faire aujourd’hui, le choix d’un temps gris, temps de pluie.

Joséphine  est dans la cuisine , une odeur étrange s’échappe des chambres.

Hector se réveille : « du miel, du miel !». Il rêve d’une ruche.

Le son d’une alarme .Déjà debout, habillé ,près à manger. Il n y a plus de beurre .Que faire ?Voilà le chocolat, du lait, des fruits, des jus et  pas de cette matière jaune , parfois moelleuse ou aigre selon le goût. Le goût, Joséphine en a, mais son fils ne jure que par la pâte fondante.Alors, cette femme enrobe,  fond, coule. Son mari est politicien. Il parle, il parle et ne mange rien.Elle, elle rêve de poulet rôti, de gigot de farce, de petite chapelure, de dessert gourmet mais eux,Ils n’en veulent pas  .En obligé, la dame cuisine,  assaisonne, des petits plats pour ne pas mettre les grands.Son homme est parisien, dit-il .Bien sûr, pour vous, un grand appartement, une voiture, des enfants.C’était son rêve peut- être.

 Qui sait ? Elle se souvient de son oncle, un épicier. Il lui disait :« Assaisonné, saupoudré, une pincée. »

 Ville grisâtre, proposes-tu de la belle pierre ? Gaspard se pose cette question, lui est pauvre, il vit en dehors de la ville à la périphérie, difficile de manger dans ces conditions.Qui est Brillant Savarin ? Un homme riche probablement mais la poule au pot , qui l’aime ?C’est là qu’intervient  la philosophie. Savoir manger est un art dispendieux.

Solitude, on te parle de voyage. Le restaurant du Tripastel est ouvert. Voilà, une viande, c’est  probablement un onglet, délicieux, l’ambiance et pas trop cher.Le vin est une liqueur pour certains, il guérit les maux, lequel choisir ? Un sucré, un blanc, un rouge, un sec .Boire, cela est un privilège s’il est bien fait. Un petit bonhomme va à l’école, il franchit la grille, arrive. Il lit : « les extraterrestres ont un nez rouge ». Son père  déteste son bouquin.Alors, il achète des caramels et il va mieux.

Dimanche, joli dimanche, Joséphine se prélasse, le thé est prêt,  ses amies se présentent. Alicia et Maélia,  les précieuses ridicules ,vous connaissez ?

Le vice et voilà le vice qui entre comme un abbé dans ces 100M2.Alicia, son mari mange, il  ne mange pas ,il avale des kilos de rôtis, de couscous .Il est énorme.Et elle est fière, elle le vante parce qu’elle sait ! Néanmoins ,au fond ,elle s’inquiète. La nourriture biologique c’est  sans doute mieux.

Maélia vit à la campagne, bourgeoise de petite souche. Elle se demande : « mais qu’ont- t’elles,toutes les deux avec leurs hommes. Son fils a mal aux dents  et il est privé de sucreries.Devant un petit gâteau crémeux, elles sont toutes trois réunies.

Le boulanger sourit, ses gâteaux se vendent bien. Le commis sort du labeur, il sent le pain chaud.Il n’en peut plus. Une vieille demoiselle l’arrête et lui demande : «  La boule du jour a changée ,ce n’est plus la même farine? » .Que lui dire ?

Que le fils du fournisseur a repris les rênes de la maison, qu’une farine n’a pas toujours les mêmes Propriétés. Non lui dire que bientôt, il lancera son affaire. 

Ainsi, voyage le goût de palais en palais, faut-il plaire au roi ?

Seigneur, préserve-nous du mal. Le boucher, le mal, il connaît, il abat, il tranche, il coupe et les clientsviennent, ils se pressent, ils le harcèlent, ils le volent. Mais un tel vol, qu’est -ce exactement ?Les meilleures intentions sont parfois voilées des pires méfaits. Les coupables se cachent.Et le pauvre homme qui vole de la viande, il n’a pas le choix.

Le choix, le voyage, le goût. C’est la marque d’un grand cuisinier. Où sont-ils ?

Une pièce montée arrive, gigantesque , avec des choux, de la chantilly, du nougat.

C’est  la fête de Berlore, Berlore hallucine , il n’a jamais vu ça, le choc du dessert .

Un dessert , cela s’anime, c’est coloré, c’est distrayant, c’est incommensurable. 

Et arrive une petite religieuse. Elle a une drôle de mine et Berlore l’adore.

Mais Monsieur Bolar n’est pas de cet avis. Il veut un nouveau dessert. Ils voient des cylindres,des cônes, des cercles, des tubes, folie quand tu nous tiens.

Les plus petits détails s’effacent devant la vérité, un chemin, la vérité du jour.

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A propos François Térrog

Mr Gorret François écrivant et chantant sous le pseudonyme de Mr Térrog François est un homme de 39 ans, originaire de Bretagne, qui propose des articles, des écrits, de la musique, des poèmes personnels et aussi des découvertes, des textes, des poèmes de grands auteurs ect.....

Une réflexion au sujet de « Térrog-Nouvelle « Le possible manger » (1er partie) »

  1. Bonjour, c’est la diffusion du super bowl Americain…à la télé et en fouinant sur le net je suis tombé sur ce blog… tres interessant de lire bravo de bien beaux mots,

    Erno
    Salut du Canada, Laval , Quebec

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