De l’identité du poète et de l’artiste-théorie de l’affect et révélation

Comment comprendre le poète en son identité,  et ainsi percevoir la nature de son art , et dès lors sa propre nature ?

C’est un peu à cette question auquel l’auteur de ce blog est confronté depuis qu’il a commencé à écrire.

La difficulté de se placer du point de vue du poète est que l’on est souvent amené au départ bien malgré nous à se placer du coté du sentiment. Et en cette matière, il semble que les recherches humaines soient plutôt limitées, d’un point de vue théorique et  marquées d’une sorte de connaissance éparpillée.

Ainsi, les poètes sont partout si  l’on s’intéresse de plus près à l’histoire mais seulement présentés sur quelques lignes pour beaucoup.Leur présence est  d’ailleurs facilement découvrable grâce à internet et notamment wikipedia qui expose un travail vraiment appréciable pour le domaine de la recherche et de la connaissance.

Néanmoins, il n’existe pas à proprement parler d’histoire du poète comme un livre d’histoire de l’art pourrait le représenter, en tout cas à ma connaissance. Il faudrait certainement une histoire de l’art poétique.

Il est donc difficile de se projeter en tant que poète dans un univers ou les correspondances si célèbres chez  Baudelaire sont au départ du domaine de l’inconnu.

L’auteur de ce blog suppose une théorie, utile probablement  à ceux qui sont poètes et peut-être aux autres, c’est la théorie de l’affection.

S’il faut aimer une chose pour pouvoir s’imprégner de celle-ci, s’il faut une affection particulière, près par exemple d’un poème ou d’une peinture, d’une musique.  Une affection pour créer. Cette affection doit être confondu avec l’autre sens du terme qui est la notion d’affection négative, presque parfois maladive. Ainsi le poète est comme affecté du monde des vivants et en lien avec le monde des morts. Et vouloir comprendre le monde poétique, le monde des poètes dans son historicité, c’est à mon sens s’interroger sur cette notion d’affection et d’affect. Les poètes  étant considéré en l’antiquité comme les interprètes des dieux ou d’un savoir et qualifiés au 19 ème siècle de poètes maudits. La poésie serait-elle l’histoire d’une chose divine, de maladie ou de malédiction ?  Il semblerait que tout cela est en tout cas touché de nombreux poètes jusqu’au poètes arabes médiévaux

Cet affect touchant le poète, viendrait-il du tombeau ? on peut le supposer. Ainsi en la période du Maroc Médiéval, les cercueils de marbres fabriqués en Espagne à Alméria était accompagné de poèmes, sorte d’incipit du mort.

La théorie de l’affection donc et pour dire en peu de mots, de quoi puis-je donc souffrir? Cherchons en poésie le chemin guérisseur.

De là cette théorie de l’affect se doit d’être complétée par d’autres éléments. Ainsi, on ne peut comprendre un poète qu’accompagné d’un bon philosophe et historien, de préférence un philosophe s’intéressant aux arts de son siècle. En cette matière de philosophie, Je ne saurais que conseiller l’ouvrage de Hume, essai sur l’art et le gout qui bien qu’il soit un peu ancien est une photographie de la question de l’art.

La question de l’histoire étant fondamental en poésie car celle-ci à aussi son histoire passionnante puisqu’elle mélange en fait toutes les disciplines des sciences aux arts.

Mais la question de l’identité poétique si elle interroge le champs des correspondances et donc  tout les domaines de la science, du raisonnement par analogie, par ressemblance , des langues de la Renaissance aux français classique, des langues anciennes, des langues mortes ne suffit à devenir un véritable artiste , ou tout du moins poète.

En effet, la poésie et c’est en cela qu’elle rejoint le domaine religieux est historiquement notamment à la lumière des grands poètes, une affaire de révélation et cela dépasse alors la simple identité. Ainsi, le monde serait vu par d’autres yeux et transcrits alors en l’écrit.

Cette révélation, cette sorte de poésie mystique, elle se retrouve notamment dans le monde arabe médiéval, ou un poète raconte qu’il est échu d’amour pour une femme comme le raconte les poètes de la Renaissance et dans un autre poème que chaque poète à son Djinn et qu’un grand esprit l’a reconnu comme poète . Il s’agit donc et on peut l’interpréter ainsi d’une sorte d’amour courtois, d’une suite d’épreuve afin de révélation, de la quête notamment en la période de  l’antiquité d’un bien souverain et donc selon la théorie de l’affect de la quête de guérison. La question peut-être aussi vu sous la forme de l’interprétation d’un rêve comme dans l’ouvrage du parfait courtisan de Balthazar Castiglione ou encore de la délivrance d’une sorte de sorcellerie antique comme Pontus de Tyard et ses erreurs amoureuses.

Et après guérison que dire ?    Peut-être comme Jaufré Rudel, poète du moyen-age et cela sera ma conclusion:

 » Bon est ce poème et ils en feront là-bas, chose dont on chantera.

Le poète dans ce nouveau siècle ayant peut-être sa chance grâce notamment aux connaissances et technologies à sa portée pour un coût moins important qu’au siècle précédent même si comme le rappelle le philosophe Hume, l’art est plutôt   au départ développé par des personnes fortunées.  Il s’agit donc de trouver bonne fortune en poésie si je puis dire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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A propos François Térrog

Mr Gorret François écrivant et chantant sous le pseudonyme de Mr Térrog François est un homme de 39 ans, originaire de Bretagne, qui propose des articles, des écrits, de la musique, des poèmes personnels et aussi des découvertes, des textes, des poèmes de grands auteurs ect.....

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