Le 20 ème siècle-Des poésies influentes au surréalisme et au spiritisme-Il n’y a pas d’amour heureux de Louis Aragon et le Pont Mirabeau de Guillaume Apollinaire interprétation Guitare voix

La visite de Paris pour celui qui n’y a jamais mis les pieds est certainement marquée par les ponts et les cimetières de cette grande ville . Le cimetière du Pére Lachaise est ainsi une véritable curiosité, notamment pour la tombe de ces poètes. Que peux t-on y observer, avec l’accointance du regard ? Que se soit la tombe de Nerval ou celle d Apollinaire ou encore celle de Oscar Wilde, il semble qu’un art celte se soit comme invité  en ces lieux, un peu de ces tombeaux amoureux qui semble exprimer ce lien entre monde terrestre et monde d’autres cieux.

Les 2 poèmes présentés ici sont peut-être  la résultante de cette sorte de magie brumeuse, celtique voir surréaliste  qui peut accompagner la ville parisienne en ces instants, de cette sorte de long rêve, parfois gouffres ou certains soir n’en pouvant plus de la tristesse oppressante de la vie  des jours, on se prend à écouter un poème en musique de Aragon, il n’y a pas d’amour heureux ou encore à se faire  bercer  mélancoliquement sous un poème d’Apollinaire , le Pont Mirabeau marquant comme le diapason du temps, la syntaxe du temps en un poème.

Il y a donc dans  ces poèmes à l’entrée du 20ème siècle une sorte de véritable magie et il faut certainement de la magie pour  passer la perturbation d’un nouveau siècle, se heurter à une danse symbolique, avec un chant comme ancien racontant de la tombe et de l’homme amoureux, le chemin éternel.

Ces 2 interprétations guitare voix la première de Il n’y a pas d’amour heureux de Louis Aragon reprenant l’air de Brassens  et l’autre improvisée de Guillaume Appolinaire Le Pont Mirabeau se voulant les révélateurs de ces soirs de tristesse ou on aimerait bien traverser les brumes pour parler à un être ancien, au delà de nous même, lui racontant nos peines et nos demandes de charmes. Si comme il faut le dire, le charme est plus qu’humain!

 

Il n’  y a pas d’amour heureux 

 

Interprétation inspirée de la version de Françoise Hardy

Paroles : Louis Aragon

Musique : Georges Brassens
                                           
 Rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force

 Ni sa faiblesse ni son cœur et quand il croit

 Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix

 Et quand il veut serrer son bonheur il le broie

 Sa vie est un étrange et douloureux divorce

 Il n'y a pas d'amour heureux

 Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes

 Qu'on avait habillé pour un autre destin

 À quoi peut leur servir de se lever matin

 Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains

 Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes

 Il n'y a pas d'amour heureux

 Mon bel amour mon cher amour ma déchirure

 Je te porte dans moi comme un oiseau blessé

 Et ceux-là sans savoir nous regarde passer

 Répétant après moi ces mots que j'ai tressés

 Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

 Il n'y a pas d'amour heureux

 Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard

 Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson

 Ce qu'il faut de regret pour payer un frisson

 Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson

 Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare

 Il n'y a pas d'amour heureux

 Et puis un jour ma vie il faudra bien partir

 Aller à la rencontre de toutes ces âmes perdues

 Aurais-je une autre chance de celles que j'ai connues

 Et celles-là me verront peut-être me mettre à nu

 Et celles-là me diront dans un dernier soupir

 Il n'y a pas d'amour heureux

 

 

Le Pont Mirabeau Guillaume Apollinaire

 

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine.Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeureLes mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

 

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A propos François Térrog

Mr Gorret François écrivant et chantant sous le pseudonyme de Mr Térrog François est un homme de 39 ans, originaire de Bretagne, qui propose des articles, des écrits, de la musique, des poèmes personnels et aussi des découvertes, des textes, des poèmes de grands auteurs ect.....

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