Heinrich Heine-Le chevalier blessé-Almansor Mourant-La fenêtre interprétation guitare-voix

Qui est Heinrich Heine ? Poète Allemand du 19 ème siècle expatrié à Paris en conflit avec le pouvoir de son époque de par ce qui semble être une sorte de jeunesse d’esprit.  Une jeunesse probablement passée près du Rhin et de ses légendes ayant parfois comme emprisonnées son cœur dans une chambre close. La légende de ce poète n’en demeure pas moins fascinante dans cette question de l’inédit qui est  une force de son talent.

Les poèmes proposées ici  en interprétation guitare/voix  formant une petite histoire que l’auteur de ce blog s’essaye à retranscrire en musique.

 

(A écouter avec un casque audio ou des bafs stéréo son un peu faible).

 

Le chevalier blessé

 

Je sais une vieille histoire, une histoire triste et sombre:

Il y avait un chevalier malade d’amour, –

mais sa bien-aimée est infidèle.

 

Il faut qu’il la méprise, parce qu’elle est perfide;

Ses propres peines d’amour, il faut qu’il en rougisse.

 

Il voudrait chevaucher dans la lice, et provoquer les chevaliers au combat:

 » Qu’il s’apprête dit-il à croiser le fer,   celui qui osera soutenir que ma dame n’est pas sans tache! « .

Alors tous se tairaient sans doute, mais pas sa propre douleur:

Il faudrait ainsi qu’il tournât sa lame contre son propre cœur

Qui accuse celle qu’il aime.

 

Almansor mourant 

Sur Zuleima endormie tombent des larmes brûlantes ;

Mes pleurs baignent à flots sa main blanche comme le cygne.

 

Sur Zuleima endormie, tombe mon sang en gouttes rouges,

Et elle soupire péniblement en songe, dit-il  et j’entends battre son petit cœur.

 

Hélas! La douleur est née muette, sans langue dans la bouche,

Elle n’a que des larmes, elle n’a que du sang, le sang de sa blessure mortelle.

 

La fenêtre

Le pâle Henri passait;

La belle Hedwige était à sa fenêtre.

Elle disait à mi-voix: « Que dieu m’assiste !

Celui-là est aussi blême que les spectres !  »

Il leva les yeux, ses yeux languissants, vers la fenêtre.

Quelque chose comme le mal d’amour,

Saisit la belle Hedwige : elle aussi devint pâle comme les spectres.

 

Jour après jour, avec son mal d’amour,

La belle Hedwige se tint dès lors épiant, à sa fenêtre.

Mais bientôt elle fut dans les bras d’Henri,

Nuits après nuits,

A l’heure des spectres.

Ce contenu a été publié dans Uncategorized par François Térrog. Mettez-le en favori avec son permalien.
Photo du profil de François Térrog

A propos François Térrog

Mr Gorret François écrivant et chantant sous le pseudonyme de Mr Térrog François est un homme de 39 ans, originaire de Bretagne, qui propose des articles, des écrits, de la musique, des poèmes personnels et aussi des découvertes, des textes, des poèmes de grands auteurs ect.....

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *