Des traitements inhumain de Diderot et Helvétius

Vous avez peut-être jeté un œil ces derniers temps sur l’article de Marianne à propos de la violence humaine, des traitements inhumains, de l’homme traité comme un animal et d’une perte de sens éthique à la vie humaine.

Mais d’où vient ce débat sur les mauvais traitements ?

Il faut probablement reprendre les écrits de Diderot encyclopédiste, écrivains français du siècle des lumières (18 ème siècle )

En effet, Diderot a participé à un ouvrage qui a eu un succès considérable au 18 ème siècle qui est le livre de Monsieur Helvétius, philosophe français, francs maçon et poète, de l’esprit.

Ce livre comme l’explique Diderot se voulait comme considérant l’esprit humain sous différentes faces et de s’appuyer de fait de toutes sortes. Un livré écrit en 1758.

Et que nous dit Diderot sur ce livre (Voir collection livre numérique Denis Diderot œuvre LCI 64).  C’est que l’auteur monsieur Helvétius avait axé ses recherches sur la sensibilité. Une sensibilité qui se retrouve chez l’homme comme chez l’animal de manière différentes.

Le mauvais traitement pourrait en fait se résumer ainsi pour l’homme comme pour l’animal,

je cite  »   Il ne reconnaît de différence entre l’homme et la bête, que
celle de l’organisation. Ainsi, allongez à un homme le museau ; figurez-lui le nez, les yeux, les dents,
les oreilles comme à un chien ; couvrez-le de poils ; mettez-le à quatre pattes ; et cet homme, fût-il un
docteur de Sorbonne, ainsi métamorphosé, fera toutes les fonctions du chien ; il aboiera, au lieu
d’argumenter ; il rongera des os, au lieu de résoudre des sophismes ; son activité principale se
ramassera vers l’odorat ; il aura presque toute son âme dans le nez ; et il suivra un lapin ou un lièvre
à la piste, au lieu d’éventer un athée ou un hérétique… D’un autre côté, prenez un chien ; dressez-le
sur les pieds de derrière, arrondissez-lui la tête, raccourcissez-lui le museau, ôtez-lui le poil et la
queue, et vous en ferez un docteur, réfléchissant profondément sur les mystères de la prédestination et
de la grâce… Si l’on considère qu’un homme ne diffère d’un autre homme que par l’organisation, et
ne diffère de lui-même que par la variété qui survient dans les organes ; si on le voit balbutiant dans
l’enfance, raisonnant dans l’âge mûr, et balbutiant derechef dans la vieillesse ; ce qu’il est dans l’état
de santé et de maladie, de tranquillité et de passion, on ne sera pas éloigné de ce système…

Ce serait donc le système organisationnel qu’il faudrait juger lors de mauvais traitement sur l’homme ou l’animal si l’on en suit Diderot et ses réflexions sur du livre de l’esprit de Mr Helvétius.

Cela ne signifie pas renier notre part animal ou notre part humaine, mais simplement porter une attention particulière pour que dans un système organisationnel, qui est un peu notre système actuel,, une personne ne fasse peser de son pouvoir délégué, des mauvais traitement et violence sur d’autres personnes.

Ces violences peuvent se considérer comme des violences au travail ou violence de santé ect….

Cette question soulevée par Diderot trouve aussi son écho dans les pratiques chirurgicales, tout le monde ne voulant pas ressembler à un Canard si je puis dire.

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A propos François Térrog

Mr Gorret François écrivant et chantant sous le pseudonyme de Mr Térrog François est un homme de 39 ans, originaire de Bretagne, qui propose des articles, des écrits, de la musique, des poèmes personnels et aussi des découvertes, des textes, des poèmes de grands auteurs ect.....

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