De l’art, des artistes et de la religion

Le débat de ces dernières semaines autour de la question de l’Eglise amène à s’interroger sur  l’art, les artistes et  la religion. En effet, pour Rainer Maria Rilke écrivain Autrichien ayant vécu entre le 19 ème et 20 ème siècle , l’Eglise est critiquée en ce sens qu’elle n’aurait amenée qu’ a amasser sans régler les problèmes. Sur ce point de vue, c’est le sujet  de l’art qui rejoint à la fois le domaine religieux et le domaine artistique qui en explique les caractères. Notamment, lors de projet artistique, de restaurations ou encore de manifestations autour des Eglises. Gérard de Nerval , écrivain et poète du 19 ème siècle donne une réponse à ces interrogations. Le sujet serait la pièce d’art , telle qu’elle peut être vue par l’auteur comme un temps entre amis. Le livre de Gérard de Nerval le présente dans son ouvrage petits châteaux de Bohème, dans son  chapitre intitulé 1er château.

Extrait

« Le vieux salon du doyen , aux quatre portes à deux battants , au plafond historié de rocailles et de guivres , – restauré par les soins de tant de peintres , nos amis , qui sont depuis devenus célèbres , retentissait de nos rimes galantes , traversées souvent par les rires joyeux ou les folles chansons des Cydalises .

Le bon Rogier souriait dans sa barbe , du haut d’ une échelle , où il peignait sur un des trois dessus de glace un Neptune , – qui lui ressemblait ! Puis , les deux battants d’ une porte s’ ouvraient avec fracas : c’ était Théophile . – On s’ empressait de lui offrir un fauteuil Louis XIII , et il lisait , à son tour , ses premiers vers , – pendant que Cydalise Ire , ou Lorry , ou Victorine , se balançaient nonchalamment dans le hamac de

Sarah la blonde , tendu à travers l’ immense salon .

Quelqu’ un de nous se levait parfois , et rêvait à des vers nouveaux en contemplant , des fenêtres , les façades sculptées de la galerie du Musée , égayée de ce côté par les arbres du manège .

Vous l’ avez bien dit :

Théo , te souviens -tu de ces vertes saisons Qui s’ effeuillaient si vite en ces vieilles maisons , Dont le front s’ abritait sous une aile du Louvre ?

Ou bien , par les fenêtres opposées , qui donnaient sur l’ impasse , on adressait de vagues provocations aux yeux espagnols de la femme du commissaire , qui apparaissaient assez souvent au-dessus de la lanterne municipale .

Quels temps heureux ! On donnait des bals , des soupers , des fêtes costumées , – on jouait de vieilles comédies , où mademoiselle Plessy , étant encore débutante , ne dédaigna pas d’ accepter un rôle : – c’ était celui de Béatrice dans Jodelet . – Et que notre pauvre Édouard était comique dans les rôles d’ Arlequin * !


 

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A propos François Térrog

Mr Gorret François écrivant et chantant sous le pseudonyme de Mr Térrog François est un homme de 39 ans, originaire de Bretagne, qui propose des articles, des écrits, de la musique, des poèmes personnels et aussi des découvertes, des textes, des poèmes de grands auteurs ect.....

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