Curiosité poétique-De l’origine du poète-Du protestantisme-Brantôme-Sonnet (xxv)

Une curiosité poétique dans le livre de poème de l’écrivain de la Renaissance, Brantôme « Recueil D’Auculnes rymes de mes jeunes amour ». Un sonnet qui interroge la condition du poète et aussi le protestantisme. Est-ce à dire que les poètes sont protestants de nature ? La théorie selon laquelle  le baptême confère à tous une même égalité, une même qualité de prêtre selon Luther est probablement une théorie de la quête spirituelle et sacré qui rend grâce au poète. Mais si nous allons un peu plus loin dans l’analyse et suivant ainsi les vers de Brantôme c’est à la foy sainte qu’il s’adresse quand il  parle de sa dame et il l’a proteste. Il s’agit sans doute de la 1er femme de Brantome, sa 1er dame ou alors plus philosophiquement de la Vierge-marie, mais l’image est complexe car Brantôme la proteste et en même temps semble l’élever au rend de Sainte, or une distinction est fait entre protestants et catholique pour qui chez les premiers, la vierge est une femme normale, véhiculant un miracle et qui pour les seconds est immaculée, montée au cieux.

Theligny étant ce gentilhomme chef des protestants assassiné lors du massacre de la Saint Barthélémy. Cette foi sainte étant ici exprimée toute en art, presque un art protestant pourrait-on dire. Ce lien entre sainteté et poèsie apparait d’ailleurs aussi chez Verlaine dans le poème « une sainte en son auréole » et la transfomation en sens carlovingien qui touche le poète.

Mais ici comme l’exprime Brantôme, il s’agit d’une autre révérence comme une confession de l’esprit près d’un demi-dieu, la réparation du joug d’une offence. Est-ce ainsi que l’on peut comprendre le protestantisme en poésie. L’image est en tout cas mystérieuse. Brantôme ayant semble t-il déposé ou reçu ce savoir par un message, une lettre embouteillée, peut-être une confession.

L’interprétation guitare/voix de ce sonnet se voudra improvisée essayant de décrire cette porte à dieu, au demi-dieu, cette protestation que Brantôme décrit.

 

 

Brantôme : SONNET (Casque ou baf stéréo conseillés, le son de l’enregistrement étant                                      plutôt faible)

 

Theligny, qui de Dieu as eu la cognoissance

Et qui du Saint-esprit saintement es touché,

Et moy, qui de ce joug estois effarouché,

Sinon quand d’un bon oeil tu pleuras mon offence;

 

Asteure que je sens de mon dieu la sentence,

Par ton divin sçavoir saintement embouché,

Je sors hors du fangeard ou je m’estois couché,

Pour adorer mon dieu d’une autre reverance.

 

Je te proteste donc adorer, desormais,

Dieu et la sainte Loy, et ne jurer jamais

Que par la seule foy que sainte je te porte;

 

Et si j’escris jamais comment je cogneu Dieu,

Qui premier me l’apprit, qui m’en ouvrit la porte,

Je diray, vous nommant: ce fut un demi-dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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A propos François Térrog

Mr Gorret François écrivant et chantant sous le pseudonyme de Mr Térrog François est un homme de 39 ans, originaire de Bretagne, qui propose des articles, des écrits, de la musique, des poèmes personnels et aussi des découvertes, des textes, des poèmes de grands auteurs ect.....

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