Hérodiade de François Térrog Hommage à Stéphane Mallarmé

Un poème se voulant comme une suite  et s’inspirant du poème de Stéphane Mallarmé Hérodiade.

 

Et …

De  demain naîtra   le serpent  arboré

La brume nébuleuse sombre  de l’approché

Persifle t-il un chant à ceux qui disent, n’entendent

Dans la demeure d’hier au sourire   bacchante

Diable elle s’est promenée

Près des herbes   ces jours

Un bassin,  un étang

Corps, disant  du  pur

Une larme  dans l’eau

Au dos de son repos

 

Caprice pour  une vanité

Flammes qui brulent …

Des sibylles incarnates

D’une chambre un rire s’échappe

Un cri du pauvre cœur

L’adoration d’un autre

Et une autre douleur

 

D’une tour  magicienne

En son château cuivré

Pour un met  s’habiller

D’un habit renouvelé

Serait-ce l’heure mortelle?

Oh! cire  crépuscule

 

Et la lumière  traverse

Le  vitrail vermeil

Des flots qui s’amoncellent

Oh ! Tombe des soleils

Des astres  le ciel se signe

Il  neige  et   plumes s’envolent

 

Et ….

De Pétrarque: Adaptation pour guitare voix sonnet XII la beauté de sa dame le guide au souverain bien (Traduction utilisée Comte de Gramont 1842)

Pétrarque, poète, et considéré comme un des premiers humanistes Italiens, est célèbre notamment  pour sa poésie à une Dame Laure. Une poésie,qu’il aurait rassemblée en sonnets après la mort de celle-ci  de la Peste.

Les vers adaptés ici et chantés sont un exemple de la beauté de sa création, il s’agit de présenter une sorte d’amour mystique à une dame. Un amour  aussi évoqué   par Marsile Ficin et Jean De la Croix.

Adaptation pour guitare voix Poème de Pétrarque la beauté de sa dame guide au souverain bien Sonnet XII (Traduction utilisée 1842 Comte de Gramont)

 

Quand parfois, au milieu d’autres dames,

Amour apparaît au beau visage de celle-ci,

Autant  chacune lui cède en beauté,

Autant s’accroit le désir qui me passionne.

 

Je bénis le lieu, et le temps et l’heure,

Ou j’élevai mes regards vers un but si altier ;

Et je dis : O mon âme, tu dois être bien reconnaissante

D’avoir été jugée, alors digne d’un tel honneur.

 

D’elle te vient l’amoureux penser

Qui, pendant que tu le suis, t’envoie au souverain bien

Estimant peu ce que tout homme désire :

 

D’où te vient ce noble courage

Qui te guide vers le ciel par le sentier direct,

Si bien que je vais déjà

Rempli de sublimes espérances.

 

Le papillon de François Térrog (1er lecture audio)

J’entame avec ce poème une série de lecture audio alors bonne écoute.

François Térrog-Le Papillon

Joli papillon

Du pré qui vole l’âge

Phalange un  Marathon

Touché  ce bleu rivage

Mai s ciel un jour si  blanc aux ailes immaculées

Devient parfois si sombre comme feuilles tachetées

De l’ombre à la lumière

Le souffle de l’identique

 

Belle prairie épand

Le battement…., phalènes

Précoces comme une ondée

Printanières  au demain

La jaunâtre lumière

Tel un fuseau vert pâle

Vous dites-vous peut-être ?

Et vous avez raison

Tant de  vers l’ont écrit

Ou simplement décrit

 

Le meilleur est en nous-mêmes

Et de ces quelques mots

Quand  arrive mon poème

Le papillon éclot

Interprétation Guitare/voix Les Contemplations de Victor Hugo poème 1 À vous qui êtes là

Découvrir Les Contemplations de Victor Hugo,c’est s’interroger sur la nature de la poésie. Je présenterai donc plusieurs interprétations musicales de certains des poèmes du recueil. Interprétations qui je l’espère pourront éclairer le lecteur.

Mais revenons au premier poème choisi:  À vous qui êtes là

Victor Hugo dans ce poème  présente une vie. Etait-ce la sienne ?

Le trône s’obligeait-il dans le désert de la bénédiction?

Ecouter ce poème,entendre sa respiration ,c’est un peu songer et c’est déjà beaucoup.

Victor Hugo Les Contemplations: À vous qui êtes là  (extrait)  Térrog-Victor Hugo- A vous qui êtes la

Vous, qui l’avez suivi dans sa blême vallée,
Au bord de cette mer d’écueils noirs constellée,
Sous la pâle nuée éternelle qui sort
Des flots, de l’horizon, de l’orage et du sort ;
Vous qui l’avez suivi dans cette Thébaïde,
Sur cette grève nue, aigre, isolée et vide,
Où l’on ne voit qu’espace âpre et silencieux,
Solitude sur terre et solitude aux cieux ;
Vous qui l’avez suivi dans ce brouillard qu’épanche
Sur le roc, sur la vague et sur l’écume blanche,
La profonde tempête aux souffles inconnus,
Recevez, dans la nuit où vous êtes venus,
Ô chers êtres ! cœurs vrais, lierres de ses décombres,
La bénédiction de tous ces déserts sombres