André Chenier Bucoliques-poème les jardins-interprétations guitare/voix

Un poète assez fantastique que l’auteur de ce blog ne connaissait pas vraiment encore hier, le poète André Chenier, un poète du 18 ème siècle mort guillotiné en 1794 à 31 ans ayant soutenu notamment le roi Louis XVI.

Que dire de cet ouvrage les bucoliques, il s’agirait d’une tradition depuis l’antiquité et notamment  le poète Virgile, d’une poésie de la nature , pastorale, interrogeant les bergers. Les livre que l’auteur de ce blog a pu avoir sous les yeux sont une édition des œuvres de andré chenier en version pdf de la bibliothèque digitale et une édition originale des œuvres du poètes d’après Paul Dimoff une édition qui semble actuellement  indisponible sur Gallica .

La poésie d’andré Chenier ressemble à une poésie de la nature et du tombeau mais une poésie qui est comme mystérieuse ainsi l’auteur de ce blog s’essayant à le chanter constate une sorte de voile étrange sur ses mots. Un voile qui ne se retrouve pas à la lecture. Serait-ce du aux origines grecques du poète ?

Un voile qui est présent  dans la poésie de Chenier notamment lorsqu’il s’intéresse aux tombes de femmes gravées avec des inscriptions latines, grecques ou romaines. Il interroge aussi la maladie et l’être en son tombeau. Un poète de l’au delà pourrait-on dire, un poète que l’on croiserait probablement buvant près d’une source ou d’une fontaine, un poète aussi considéré comme hélleniste et un poète de la révolution.

Le poème ici choisi est un poème du paradoxe. En effet, andré chenier dans ce poème les jardins critique en fait le pouvoir royal puisque pour lui ces jardins sont l’emprisonnement des filles des eaux et de la terre, dryade et ,naiades

Un jardin qu’il interroge, étant comme habillé de fausse nature malgré la magie de la nuit et de l’aurore. Un jardin qui interroge sa muse. Serait-ce une vision du jardin moderne, délié de la nature, des hommes s’éloignant de la nature allant vers le monde d’industrie ? En tout cas, on semble comme percevoir à la lecture l’écho d’une fontaine faisant de naiades et dryades les sirènes d’un monde changeant , d’un monde en révolution.

La version guitare voix présentée ici s’essayera a traduire ce langage singulier du poète avec une première version du poème les jardins. Et une autre version chantant un ensemble de poèmes dont les jardins et ceux qui le qui suivent.

(Les jardins casque audio ou baf stéréo conseillés, son un peu faible)

Les jardins

Secrets observateurs, leur studieuse main
En des vases d’argile et de verre et d’airain
Enferme la nature et les riches campagnes.
Ce sont là leurs vallons, leurs forêts, leurs montagnes.
Barbares possesseurs, Procustes furieux,
Sous le niveau jaloux leur fer injurieux
Mutile sans pitié les plaintives dryades.
Le plomb, les murs de pierre enchaînant les naïades,
De bassins en bassins, de degrés en degrés,
Guident leur chute esclave et leurs pas mesurés,
Là, quelle muse libre et naïve et fidèle
Peut naître? Loin du bois, comme si Philomèle,
Sous leurs treillages peints dont la main du sculpteur
A ciselé l’acanthe ou le lierre imposteur,
Allait chercher ces sons dont le printemps s’honore,
Délices de la nuit, délices de l’aurore!

Autre version avec un ensemble de poèmes du poète chantés

 à suivre

(casque audio conseillé son un peu faible)

 

 

 

 

 

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A propos François Térrog

Mr Gorret François écrivant et chantant sous le pseudonyme de Mr Térrog François est un homme de 39 ans, originaire de Bretagne, qui propose des articles, des écrits, de la musique, des poèmes personnels et aussi des découvertes, des textes, des poèmes de grands auteurs ect.....

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