Croquis parisien de Paul Verlaine- interprétation guitare voix

Une version guitare voix qui se traîne un peu sous cette pluie d’hiver qui aurait peut-être amusé Verlaine.

Verlaine-Croquis Parisien- Clip audio 290

La lune plaquait ses teintes de zinc
Par angles obtus.
Des bouts de fumée en forme de cinq
Sortaient drus et noirs des hauts toits pointus.

Le ciel était gris. La bise pleurait
Ainsi qu’un basson.
Au loin, un matou frileux et discret
Miaulait d’étrange et grêle façon.

Moi, j’allais, rêvant du divin Platon
Et de Phidias,
Et de Salamine et de Marathon,
Sous l’oeil clignotant des bleus becs de gaz.

François Villon -Ballade des femmes de Paris-Interprétation Guitare/voix

Qui est François Villon ? Difficile de le chanter tant la vie dans ses poèmes  est d’images tristes au sort. Néanmoins se plonger dans son siècle, le lire  à travers ses écrits  et biographie , notamment le livre de Jean Teullé, c’est s’interroger sur  L’Histoire de la poésie. Villon étant certainement un témoin de son temps celui du Xvème siècle, un quinzième siècle différent de celui qu’on imagine. Alors Villon , héritier des poètes du XIV ème siècle ?

 

Une présentation musicale du poème -Ballade des femmes de Paris  qu’il est plaisant d’imaginer. L’enregistrement étant plutôt en sourdine il faut peut-etre augmenter le volume des hauts-parleur en cas d’écoute.

 

Chanson :François Villon-Ballade des femmes de Paris-Clip audio 281

Ballade des femmes de Paris

Quoiqu’on tient belles langagères
Florentines, Vénitiennes,
Assez pour être messagères,
Et mêmement les anciennes,
Mais soient Lombardes, Romaines.
Genevoises, à mes périls,
Pimontoises, savoisiennes,
Il n’est bon bec que de Paris.

De beau parler tiennent chaïères,
Ce dit-on, les Napolitaines,
Et sont très bonnes caquetières
Allemandes et Prussiennes ;
Soient Grecques, Egyptiennes,
De Hongrie ou d’autres pays,
Espagnoles ou Catelennes,
Il n’est bon bec que de Paris.

Brettes, Suisses n’y savent guères,
Gasconnes, n’aussi Toulousaines :
De Petit Pont deux harengères
Les concluront, et les Lorraines,
Angloises et Calaisiennes,
(Ai-je beaucoup de lieux compris ?)
Picardes de Valenciennes ;
Il n’est bon bec que de Paris.

Prince, aux dames parisiennes
De bien parler donnez le prix ;
Quoi que l’on die d’Italiennes,
Il n’est bon bec que de Paris.

Etienne De La Boétie-Je publiëray ce bel esprit qu’elle a – interprétation guitare voix

Une interprétation imparfaite de part notamment une  connaissance partielle  de L’Ancien Français   mais le charme étant présent je laisse cette version. Que dire de La Boétie à la lecture du poème, une pensée survint celle  qu’il aurait pu  faire certainement mieux et en le chantant on comprend alors  toute la subtilité de son langage, subtilité d’une époque qu’on imagine plurielle.

La Boétie-je publieray ce bel esprit quel a- Clip audio 269

Je publiëray ce bel esprit qu’elle a

 

 

Je publiëray ce bel esprit qu’elle a,
Le plus posé, le plus sain, le plus seur,
Le plus divin, le plus vif, le plus meur,
Qui oncq du ciel en la terre vola.

J’en sçay le vray, et si cest esprit là
Se laissoit voir avecques sa grandeur,
Alors vrayment verroit l’on par grand heur
Les traicts, les arcs, les amours qui sont là.

A le vanter je veux passer mon aage :
Mais le vanter, comme il faut, c’est l’ouvrage
De quelque esprit, helas, non pas du mien ;

Non pas encor de celuy d’un Virgile,
Ny du vanteur du grand meurtrier Achile ;
Mais d’un esprit qui fust pareil au sien.

 

Des esprits anciens

Nous sommes revenus déjà

Il y a des milliers de fois

Dans cet univers parfait

Quelle chose nous défait?

 

Est-ce le voyage traumatique

La tristesse trop rythmique

Des vies de peines essoufflées

Marche d’une éternité

 

A choisir de vivre en l’ailleurs

Comme habitants Saturniens

Nous rêvons un jour d’une heure

Ou l’homme se souvient

 

Et frottant la bise légère

De nos corps éthérés

Nous regardons de l’enfer

La porte condamnée

 

Hommes de ses amours

Qui parcourent le chemin

Diable que le monde est dur

Tragédie de comédien

Et de Divines blessures

Éparse est le quotidien

 

Nous amoureux de l’armure

Qui chante, le beau cœur qui sait

Malgré tous vos châteaux- forts

Nous frappons sans grands regrets

 

Nous sommes l’oubli qui revient

La demeure qui hante

L’épreuve qui tourmente

Le chuchotement du ciel

Et la vertu de l’ange

 

Une chanson  avec un air tranquille Des esprits anciens-Clip audio 263