Apprendre à philosopher de Saint-augustin et de Spinoza

Après avoir entrevu jean jacques Rousseau dans la collection savoir philosopher du Monde, intéressons nous à Saint-Augustin et Spinoza, 2 livres qui permettent d’éclaircir le débat autour de la question du corpus de l’être humain.

Saint- augustin, Evêque d’Hippone (province d’Afrique et l’actuelle Algérie), en 430 après Jésus-Christ, s’interroge sur le chemin de la connaissance entre foi et raison, ce qui en quelques sortes définit pour lui l’homme de son siècle.

Ce qu’il faut rappeler avant de comprendre Saint-Augustin, c’est que celui-ci avait fait ses études et vécus à Carthage (Aujourd’hui au Nord-est de Tunis, la capitale de la Tunisie), la province romaine d’Afrique qui pouvait être considérée comme le centre de pensées culturelles s’affrontant, la culture romaine paienne et la pensée Chrétienne des premiers siècles. Une sorte de capital richissime.

Saint-Augustin dans un questionnement existentiel et partisan de la doctrine de Mani, une sorte de secte pour laquelle le monde était séparée entre le bien et le mal s’interroge sur la place de Dieu dans la vie humaine.

C’est un long cheminement pour lui du manichéisme (2 principe divins, l’un bon l’autre mauvais) , au néoplatonisme (Dieu, une idée suprême) au Christianisme (1 seul dieu et il est bon ) .

Mais ce qui est intéresse le corpus humain, c’est la question ontologique (Qu’est ce que l’être ? ). Saint-Augustin recherche l’être à travers la nature du temps et sa relation avec l’éternité.

Alors que pour Aristote le temps sa durée s’identifie à un mouvement dans l’espace, pour Saint Augustin le temps, la durée à lieu en nous.

Cette pensée de Saint-Augustin est très forte car de là on peut supposer que les réponses à nos questions qu’elle soit d’ordre philosophique, intellectuel, physique (Cas des maladies )  se trouve en nous-mêmes.

Le corpus humain si l’on en suit Aristote et Saint Augustin se trouverait donc dans les étoiles et en nous-même.

Baruch Spinoza, philosophe, penseur du 17 ème siècle des provinces unie (Pays-Bas) est un successeur de Saint-Augustin en ce sens que lui aussi s’intéresse au corpus humain à travers la connaissance des essences ou formes intérieurs des choses. Il faut rappeler que Baruch Spinoza souffrait de la tuberculose après qu’il ait eu de nombreux morts dans sa famille.

Pour Spinoza et c’est une interrogation de son siècle, dieu est dans la nature, c’est donc dans ce rapport avec la nature qu’il faut chercher réponse à nos questions. Spinoza distingue l’un et le même à travers l’étendue (forme, taille) et la pensée (Croyance, désir)  et la substance de l’être et ses attributs. Suivant un autre philosophe René Descartes, il distingue en l’être humain  l’esprit d’un individu et le corps d’un individu.

C’est là que le sujet du corpus humain prend sa source car pour Spinoza, la génétique est  la cause la plus proche qui touche  l’homme mais cette génétique n’est pas comme on l’entend parfois aujourd’hui biologique (analyse de sang, ect )

Cette  cause la plus proche, cette cause génétique peut-être entendu comme une personne, un objet, un groupe d’individu, une pensée, un dieu, une nature, ect……

C’est un peu la recherche de beaucoup de philosophe à travers les siècles.

Ces 2 penseurs sont donc important pour comprendre que la vie ne résume pas à un carcan biologique et que le Corpus de l’être chemine de tout temps entre foi, croyance  et raison.

 

 

 

 

Du structuralisme et de la poésie

Le structuralisme, la notion de structure est une pensée apparue dans les années 1950. Il s’agissait de globaliser un ensemble de savoir (Histoire, philosophie, psychologie ect….. pour s’approcher de ce qui est appelé la conscience de l’individu.

Plus théologiquement c’est la question de l’image et de son arrivée dans la pensée de l’individu. Une image n’ont plus créatrice ou imaginaire mais la recherche d’une image touchant directement la conscience de l’être humain.

On comprend le danger d’une telle machine structurelle visant à contrôler l’individu.

La notion de structure fait aussi penser à ses grandes structures qui voudrait contrôler les populations, des organismes divers et des cas spécifiques comme le cas des éclairages hypnotiques.

Des structures ou semble t-il comme pour le procès kafkaien, personne ne semble responsable, pas de réponse au question, une responsabilité éludée par de multiples acteurs et des papiers signées ou à signer sans réel justification sinon celle  de la bonne marche de la structure.

En poésie, cette question du structuralisme se définit à travers une recherche linguistique, ainsi on passerait du mot pré, c’est à dire l’étendu, la distance, au mot près, c’est à dire à coté.

Des poètes comme Yves Bonnefoy se sont intéressés à cette question du structuralisme en étant peut-être un de ses partisans pour une conscience du monde dite libérée des entraves historiques et de l’histoire de la poésie  mais qui ressemble à la lecture de certains poèmes de poètes  à  de l’abaissement, voir un abrutissement.

Le but serait-il d’abrutir le lecteur ?

Si on va plus loin dans cette question du structuralisme on arrive à une  pensée similaire développée par certains Stoiciens (  Les stoiciens: une école de pensée grecque des portiques d’Athène en -300 avant Jésus christ.),  qui ont été considérés comme une secte stoicienne, avec un danger pour l’être humain dans le fait d’une théorie néfaste,  issue de la manipulation de l’atome, une sorte d’atteinte à la  structure du corps.

 

Le structuralisme est donc une théorie à utiliser avec précaution pour ne pas porter atteinte à la libre conscience de l’individu.

 

 

 

 

 

Lecture-Victor Hugo-poème-les orientales-clair de lune

Victor Hugo dans ce poème clair de lune nous raconte une des légendes qui a parcouru la littérature du 19 ème siècle notamment avec les voyages en Orient et la découverte de l’empire Ottoman, un empire s’étendant de la Tunisie jusqu’au confins de l’Irak . Y a t-il un vice Ottoman ? Est-ce un sujet de femmes et d’esclavage ou de libertinage ? Une quête de Constantinople ?  Victor Hugo y voit plutôt des sanglots et des sacs pesants et toujours la mer, la mer et la lune joueuse, l’attrait du voyage, le rêve du voyageur. Le texte aurait pour inspiration le harem de Topkapi.

Ce poème est présenté en lecture audio.

( Casque audio ou baf stéréro conseillés )

Clair de lune

La lune était sereine et jouait sur les flots. –
La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d’un flot d’argent brode les noirs îlots.De ses doigts en vibrant s’échappe la guitare.
Elle écoute… Un bruit sourd frappe les sourds échos.
Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
Battant l’archipel grec de sa rame tartare ?

Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
Et coupent l’eau, qui roule en perles sur leur aile ?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d’une voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?

Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? –
Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l’onde avec des rames.

Ce sont des sacs pesants, d’où partent des sanglots.
On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine… –
La lune était sereine et jouait sur les flots.

Victor Hugo (1802-1885) – Les Orientales

 

 

 

L’étrange histoire de melons de Monsieur Rabolo

Mr Rabolo étant rentré chez lui, il y a quelques temps de cela, rentré dans sa famille.Il s’occupait du jardin de son père. Et comme souvent, un soir à table, il s’exprima sur un sujet. Ce soir là, ils parlèrent de Melons. Et ce que Monsieur Rabolo ne comprenait pas comme pour certaines conversations, c’est qu’il semblait avoir comme une sorte de défaillance de souvenir dans sa famille.

Mr Rabolo s’exprimant dit à son père. Tu devrais essayer de faire pousser des melons cette année. Son père lui répondit, certainement pas, je n’ai jamais fait pousser de melons dans ce jardin.

Monsieur Rabolo sourit et lui dit, mais si souviens toi, il y a plus de 15 ans de cela, tu avais essayé pendant 1 ou 2 ans  d’en faire pousser sous de petite serres. Il avait des petits melons orangés pas mauvais et ensuite des melons blanc jaunes, d’espagne qui n’était pas très bon.

Le père de Monsieur Rabolo, lui dit non, je n’ai jamais fait pousser de melons dans mon jardins, c’est ton grand oncle qui en a fait pousser dans son jardin.

Monsieur Rabolo ne comprenait pas cette défaillance de souvenirs dans sa famille. Il se rappelait parfaitement avoir mangé ses melons, il y a plus de 15 ans. Et ce sujet de conversation en était un parmi d’autres sur lesquelles sa famille ne semblait pas avoir de souvenirs.

Etait-ce un voleur de rêve qui avait agressé sa famille ?

La mémoire du père de Monsieur Rabolo n’étant pourtant pas défaillante. Une bonne mémoire et un travail qu’il effectuait chaque jour, de même pour sa famille.

Monsieur Rabolo voyant son père s’énerver en conclu que c’était peut-être une histoire de procès. Un procès comme par contumace qui était pratiqué à son encontre.

Ou alors, c’était le fait d’une secte. Une secte peut-être dans la productions de melons.

Monsieur Rabolo finit son repas et se demandait en lui-même si la propriété privé était bien protégé depuis la naissance de l’Europe et l’ouverture des frontières.