Le sorcier Hilarion

Hilarion était un jeune apprenti sorcier, en ce temps là, la sorcellerie était une pratique utilisée pour accomplir dans le mal ce qui était de l’ordre du bien. Hilarion avait un maître le sorcier Athanase.
Il suivait ces cours depuis déjà 5 ans et était arrivée l’épreuve qui allait faire de lui un sorcier admis par ces pairs, une pratique de l’exorcisum, c’est-à-dire une sublimation de l’esprit pur.
La pratique était dangereuse et Hilarion un peu inquiet. Il avait bien revu les procédés d’alchimie odistique dans un vieux grimoire mais il ne trouvait pas de tablette de défixion convenant à son art magique.
Son maître Athanase était un féru d’astronomie et d’astrologie antique. Il lui présentait une petite tablette avec une sphère concentrique en son milieu. Elle semblait faite d’or et bruisait joyeusement.
Hilarion impressionné pris la tablette dans ses mains. Il aurait aimé fabriquer la sienne mais celle-çi convenait à un débutant.
Cette nuit là le temple s’éclairait d’une lueur presque mauve. Une fille de bonne famille rendue comme folle après un tragique incident dans la montagne, délirait copieusement et semblait comme possédée.
Hilarion accompagné par son maître récita le sort de défixion. Un petit bout de la terre incriminée dans l’incident était posée près de la jeune fille.
On entendit, une sorte d’imprecarium, un son étrange comme traversant l’espace, des mots psalmodiés avec douceur.
La sphère de la tablette réagissait, il y eut comme un retour du temps en ce lieu consacré, une goutte de sang noir coula sur le nez de la jeune fille, ces yeux retrouvèrent leur aspect normal, elle devint pâle, sourit puis s’assoupit comme portée vers d’autres cieux. Le maitre d’Hilarion ramassa la terre dans une petite boite et lui dit : « Tu as bien travaillé mon jeune apprenti, l’exorcisum est une science du mal mais vois-tu la douleur peut se comparer à ces quelques grains de terres. Nous n’avons pas la vérité dans l’absolu mais la matière est notre indice. Il faudra te souvenir de cela Hilarion ».
Hilarion rentra chez lui plutôt satisfait de son apprentissage . Mais, il lui faudrait maintenant construire sa propre table de défixion.
L’âme du monde n’en avait été changée mais Hilarion ce jour là était devenu un sorcier, on lui délivra une petite lettrine avec ses initiales , il était inscrit dessus en latin ces quelques mots « A celui qui a lu ».

La triste histoire du grand oncle d’Isidore

Le grand d’oncle d’Isidore était ce qu’on pourrait appeler un homme de la campagne.
Il aimait observer la nature, soigner ses moutons, il avait aussi quelques oiseaux, de jolies
tourterelles.
L’oncle d’Isidore vivait près d’une église. Ce rapprochement avec ce lieu de culte ne le dérangeait pas mais ces voisins l’agaçaient. Il voyait en eux de perpétuel voleur, toujours près à combiner pour le moindre larçin.
Isidore était un de ses petits neveux mais son grand oncle issu d’une grande famille avait disait-il une flopper de petits mécréants sur le dos.
L’oncle d’Isidore était très attaché à ce que tout soit en ordre. De même dans une sorte d’économie de nécessité. Il ne voulait jamais dépenser un sous. Il n’était pas riche de par son métier. Il était chauffeur de car pour les personnes âgées et enfants et on ne peux pas dire malgré le respect de l’éducation qui s’imposait en ce temps là que les gens étaient très polis avec lui. On le surnommait même Jean de la croix parce qu’un jour voulant protéger ses terres d’un vol de bornage, il avait planté un pieux dans le sol.
Mais à la vérité, la suite de sa vie allait prouver qu’on ne cherchait qu’à le voler.
En effet, il possédait derrière sa maison, un grand terrain ou il entretenait des poules, des chiens, d’autres animaux, un terrain qui d’ailleurs faisait bien respirer la campagne et le bourg au alentour.
Un joli terrain à la vue de tous.
Il disait je ne vendrais jamais cette terre.
Mais, un jour alors qu’il avait dépassé la soixantaine, il glissa bizarrement dans son escalier. Et ce fut le début du calvaire. Bientôt une ribambelle de médecins, d’infirmiers lui sapère sa santé allant jusqu’à lui faire des ponctions sanguines. Pour quels motifs me diriez vous ? Pour un terrain, ce grand terrain qui à sa mort et pour subvenir à la subsistance de cette ribambelle de petits mécréants allait être vendu pour devenir un grand lotissement gâchant le paysage. Le maire semble t-il voulait l’exproprier depuis des années, un combat de plus 20 ans. Des bribes d’histoire racontèrent que celui-ci depuis nageait dans sa piscine toute neuve. Mais ce lotissement semblait avoir surgit d’un crime soutenu par un député, un commissaire de police, une famille voulant faire de la politique et un chef d’entreprise. Isidore se demandait si ces crimelles allaient restés impunis ? La prison au fer rouge n’était-elle pas pour eux ? De plus, sa grande tante décéda
chez elle peu après d’une rupture d’anévrisme suspecte. La maison de celle-çi avait été vendu mais pour Isidore cette vente était caduque faite de malversation et d’arrangement criminel.
Le monde était donc aussi horrible qu’un paysage détruit et l’avidité de certains étaient sans borne.

L’homme dont on avait volé la femme

Oscar était un jeune homme d’une vingtaine d’année étudiant à la faculté de droit. Il suivait ces cours sans passions, trouvant étrange tout ce charabia juridique. Il vivait près de la faculté. Sa vie n’était point des plus facile mais il était heureux de découvrir ce nouvel environnement.

Un jour, il rencontra une jolie demoiselle au jolie sourire. Il en tomba amoureux. Bientôt, la joie habitait son petit appartement. Toutes sortes de personnes venaient chez lui. C’était plutôt des discussions agréable autour d’un verre de vin et de musique. Sa belle demoiselle était plutôt charmante, docile, le jeune homme se disait que sa vie s’amorçait bien.

Mais, un jour tout changea, la faculté de droit donna des cours sur le mariage clandestin. Une professeur de cette faculté semblait à l’origine de tractations crapuleuses. Bientôt, sa jeune amie se présenta chez lui avec un document écrit et en riant lui dit faisons un contrat de mariage pour l’essai, la prof de droit trouve cela amusant.

Le jeune homme  amusé et un peu inquiet se vit donc avec sa demoiselle rédiger et signer un contrat de mariage. Cela n’était peut-être qu’un jeu mais ce jeu pris une tournure malfaisante.

D’un seul coup par ce qu’il analysa comme une étrange magie, les personnes autrefois présent chez lui ne venait plus le voir mais allait chez un autre boire et écouter de la musique.

Le jeune homme ne s’en inquiéta pas étant plutôt heureux d’être avec sa demoiselle. Mais bientôt tout cela changea, elle devint comme maléfique, pernicieuse, vénéneuse sortant avec des inconnus fumant du cannabis et bientôt lui parlant d’amant qu’elle voulait garder éternellement. Une incompréhension s’installa entre eux, elle se mit bientôt à faire des streap tease devant d’autres personnes.

Le garçon s’énerva, cette ambiance maléfique ne lui plaisait pas, surtout que cette jolie demoiselle était au départ très gentille et discrète. Elle voulut boire de l’alcool comme les hommes, se mis à lui dire qu’elle le quittait, elle se mit à trainer avec des délinquants. Bientôt se fut le clash, ils se séparèrent dans une bonne entente de facade. Le jeune homme aurait aimer connaitre le nom du responsable de ce complot. Puis la vie passa, le temps avança mais une étrange malédiction le poursuivait. Il semblait que celui-ci ne pouvait pas se marier comme bloqué dans une situation antérieure. Après bien des heurts et des aventures, il réussit à contrer cet étrange maléfice. Mais, il en avait supporté les conséquences pendant plus de 10 ans. La vie n’était pas terminé heureusement cependant en face de ce vol de l’esprit d’amour son amour avait changé.

Le breton excommunié

Charles était un breton d’une trentaine d’année et un matin se réveillant en sueur dans son lit ayant fait un énorme cauchemar, se voyant tomber dans un trou sans fond, un puit noir. Sa maison commençant à subir l’attaque de force de la nature, des guêpes agressives, des portes, des fenêtres ne  se fermant plus, des dysfonctionnement électriques récurrent (il aurait bien accusé Edf),  des décès suspect dans sa famille, se demandait qui pouvait être le responsable de ces abominations.

Il sortit de chez lui racontant à un ami de province jacques les ennuis qu’il subissait.

Son ami lui sourit mais le regardant sérieusement, il lui dit: On essaye de t’excommunier mon vieux.

Charles inquiet ouvrait les oreilles ébahi. Mais qui veut m’excommunier demanda t-il?

Son ami lui répondit, cela arrive souvent au Breton, dans les campagnes on murmure, on accuse les dominicains d’être à l’origine de ces manifestations.

Il s’agit d’un ordre de prêcheur qui ont un maître , ils se disent contemplatif mais sous couvert de lutter contre l’hérésie cathare, ils ont manifestement  et je cite une de leur dogma « Attaquer les déviations hérétiques, confirmer la foi catholique, extirper les vices et semer les vertus. »

Il s’agirait d’un combat entre le bien et le mal, d’une quête d’un dieu noir. On les traite aussi de fou.

Charles s’énerva, je veux connaitre le nom du responsable le châtié irrémédiablement.

Jacques sourit, je peux te donner un nom mais pour cela il faut que je te raconte l’histoire de la Bretagne.

Après avoir fait parti de l’empire romain sous l’empereur Maximus au III ème siècle, le diocèse de tours est devenu archidiocèse au Vème siècle. C’est à dire qu’il aurait diriger les provinces de Nantes, Angers, Rennes et Le Mans. Imagine la contestation de ce fait d’état religieux. Ainsi, l’évêché  de dol est entré en guerre contre cette décision en 848 mais le pape innocent III les aurait contredit en 1199. Aujourd’hui, les bretons dépenderaient de l’archidiocèse de Rennes. Mais l’ombre de Tour plane sur la Bretagne……

Merci pour ton cours d’histoire jacques, lui répondit charles.

Mais cela ne me dit toujours pas qui m’agresse?

Jacques dans un filet de voix grave lui dit:

C’est l’archevêque de Tours ou un de ses suivants qui t’agresse.

Charles s’énerva, c’est un vieil homme rabougri qui m’agresse?

Jacques répondit, non, cet archevêque est encore bien conservé pour son âge.

Mais que faire lui demanda Charles?

Son ami lui conseilla d’aller voir une bretonne de se rendre à la messe de temps en temps, il s’occuperait du reste……..

Dans la forêt ce soir là on entendait de grands cris, des éclairs fléchissaient le ciel et au matin des gouttes d’eau perlaient sur les rochers des bois, des gouttes d’eau comme des gouttes de sang, larmes de la terre et du vivant.