Hymne- Demande aux Muses d’après la tradition d’Homère

Les muses sont considérées comme les intermédiaires entre le poète  et les dieux.  Des sortes d’interprètes des désirs divins, des filles de mémoires . Elles seraient à l’origine des nymphes de la montagne.

La tradition homérique semble donner un ordre aux taches du poète devant les dieux ainsi il faut d’abord chanter les muses.

L’auteur de ce blog s’exécutera donc en ce sens à travers un hymne aux muses, une traduction  du grec établi par  Monsieur Jean Humbert. J’ai rajouté à la fin du texte le nom de chaque muse pour respecter cette sorte d’invocation que semble sous entendre le texte reprenant la classification des Muses de Platon. Il s’agit presque  ici d’une forme de péan.

C’est en tout cas une demande aux Muses, une sorte de prière avec l’invocation aux dieux (Apollon et Zeus) puis  une sorte d’argument, de légende de pars épica avec enfin la precatio, la requête.

Aux Muses

( A écouter avec un casque audio ou des bafs stéréo son un peu faible )

 

Chantons d’abord les Muses,

Apollon et Zeus: C’est par les Muses et l’archer Apollon qu’il existe sur des terres, des hommes qui chantent et jouent de la cithare……

Aussi bien que par Zeus, il existe des rois:

Fortuné celui que chérissent les Muses;

douces sont les paroles qui coulent de ses lèvres !

Salut, fille de Zeus! Daignez favoriser mon chant !

Pour moi, je penserai à vous dans mes autres chants…..

 

Calliope

Clio

Erato

Euterpe

Melpomène

Polymnie

Terpsichore

Thalie

Uranie

 

Les 3 muses d’origine n’étant pas citées ici il s’agit de Aédé (le chant), Mélété (la méditation) ,et mnémé ( la mémoire ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De l’ignorance du passage au 21 ème siècle et des religions

L’ignorance peut se définir comme le décalage entre une réalité et la perception de cette réalité. L’ignorance dans son interrogation philosophique est  donc une recherche de la connaissance , une conscience du trouble aveugle, de cette cécité qui semble comme nous frapper dans les épreuves de la vie.

Ainsi l’entrée dans le 21 ème siècle est une ignorance car  à moins pourrait-on dire en souriant  d’ être devin sur un siècle , ce nouveau siècle est le créateur d’un inconnu. La première question serait donc de savoir de quoi se compose  la matière de ce siècle ?

Une théorie développée par certains affirmait il y a quelques temps de cela  que ce siècle serait religieux ou rien ( c’est à dire probablement en perdition)

Mais cette interrogation religieuse si elle peut sembler anodine est probablement fondamentale.

Il s’agit en fait de la question du renouvellement de la foi et de l’expérience religieuse.

Pour comprendre cette interrogation, il faut probablement revenir au fondement de l’empire Chrétien sous la Rome Antique avec L Empereur Constantin en 306 après jésus christ.

En effet, il est admis par certains historiens de l’art que cette proclamation dans l’Empire Romain de la religion chrétienne comme religion de l’Empire avait été en l’époque le sceau d’un effacement des autres religions antiques appelées péjorativement au départ païenne. Cet effacement devenant   presque  un mur de séparation entre l’ancien et le nouveau monde,  un sortilège murant si je puis dire sur l’effet de ces anciennes religions et leur culte.

Aujourd hui au 21 ème siècle la question est donc la suivante, ce mur de Constantin ayant presque 1800 ans peut-il en ce sens résister au passage à un autre millénaire ? Les religions antiques dites païennes ne retrouvant pas de nouveau leur effet, leur puissance de sort en ce nouveau siècle.

Cette situation engendrant trois effets.

Peut-être à travers les connaissances plus grandes amassées et disponible en livre sur internet, un bienfait du syncrétisme, c’est à dire de la vision de religions plurielles telles quelle peuvent être interprétés , transmises et vecteurs de révélation, de mystère ou de foi.

Un risque de dérive démonologique pourrait par contre se développer.

Mais cette situation peut engendrer aussi, une inégalité dans la foi ou recherche de la foi .

Un fossé dans l’ignorance et la révélation nécessaire à chaque homme pour évoluer.

Certaines communauté religieuse voulant probablement se protéger du passage en cette nouvelle ère instaurant ainsi une sorte de renouvellement de la foi par des actes (nouveau baptême, consécration ) et pouvant donc exclure  celui animant sa foi simplement.

Une exclusion du type d’une brisure temporelle en ce début de siècle que certaines personnes ont peut-être ressentis, une sorte d’abandon du peuple. Ainsi, la perte d’influence de la religion dans notre société moderne est peut-être a relativiser, il s’agit en sens de révélation peut-être d’un choix voulu de certaines intelligencia, de créer un obscurantisme religieux, réservant le vrai sens des révélations à une petite communauté d’adeptes et ce pour se protéger et avancée dans ce nouveau siècle.

 

Ces idées sont bien sur a relativiser sachant comme le rappel certains historiens qu ‘au temps des religions antiques des groupements comme ceux affiliés à la philosophie socratique proposaient à leur membre une immortalité, un bienfait de l’âme  en échange d’une grosse somme d’argent. Il semblerait donc que l’immortalité, la santé  s’achète dans une certaine mesure au delà de la croyance et la foi.

Pour conclure on en revient toujours à la question de la richesse et cette richesse pas forcément matérielle comme on peut le penser mais à une richesse temporelle et donc aussi à la question d’une dette du temps, une dette temporelle et c’est probablement toute la question de l’ignorance, de l’homme enchainé,  à savoir combien de temps pour payer cette dette temporelle.

Le chemin de cette ignorance est probablement encore    plus difficile aujourd’hui dans une société ou l’échange de connaissances et le partage sont valeurs rares dans la communication humaine. Il ne nous reste finalement comme au temps de Voltaire que  la lecture pour combler cette ignorance mais une lecture double en livre et sur les écrans d ordinateur. Une lecture pour peut-être trouver l’Orient de notre vie spirituelle et intellectuelle.

C’est en tout cas pour se garder de l’ignorance une pensée de voyage, réelle ou imaginée à travers l’écrit notamment.

 

 

 

De la poésie antique-Mythe de la médecine-Hymne dans la tradition d’Homère-A Asclépios -Prière-interprétation guitare/voix

Un poème dans la tradition d’Homère, le poète de la Grèce antique, c’est à dire un poème dans le genre épique . Cet hymne à Asclépios, l’antique dieu guérisseur, le père mythique des premiers médecins, le fils supposé du dieu Apollon, aurait été composé au VI ème siècle. L’auteur de ce blog ne parlant ni ne lisant  le grec ancien, (ce qu’il déplore), cette interprétation guitare/voix  de l’hymne se basera sur une traduction de Jean Humbert. A noter que ce texte établi par  Jean Humbert  aux éditions « Les Belles lettres » est un cheminement des traductions antérieures  dont l’édition princeps des Hymnes datant de  1488.

La version guitare/voix présentée ici se voudra d’une inspiration proche de la nature notamment dans sa composition. L’auteur de ce blog l’ayant appréciée à travers une approche de la musique dite antique dans ses modes Dorien et Mixolydien , c’est à dire des modes utilisés dans l’Antiquité pour demander une guérison à travers des vers, un chant de prière appelé  péan. Le péan ou une sorte d’invocation du dieu guérisseur par le biais de poèmes et musiques. Il s’agit bien sur d’une simple approche de cette musique et de cette  invocation transposée pour un hymne épique.

Le Péan se développant généralement en trois partie, l’invocatio, le pars epiqua qui est souvent l’histoire du Dieu et la precatio, c’est à dire la requête ou demande.

Cet hymne à Asclepios ressemblant donc dans sa construction à un Péan.

 

Hymne à Asclépios (prière)

(A écouter avec un casque audio ou des bafs stéréo)

 

C’est le guérisseur des maladies, Asclépios, fils d’Apollon,

que je chante pour commencer; dans la plaine de Dôtion,

la Divine Corônis, fille du roi de Phlégye, l’enfanta pour le plus

grand bonheur des hommes ce Dieu qui apaise magiquement

les pénibles souffrances

Ainsi, donc , salut à toi, Seigneur ! Ce chant est ma prière.

 

 

 

 

 

 

La nuit de Moyen-age (poème en chanson en 2 diathèses)

La nuit de Moyen-age

 

(Casque audio ou baf stéréo conseillés son un peu faible- version 1 du poème )

(casque audio ou baf stéréo conseiller son un peu faible – version 2 du poème  )

 

Dans la nuit cristalline

Quand coule l’onde bleue

Ces étoiles divines

Ce miroir des  yeux

 

Le corps refait

Faisant célestement

Le voyage du temps

 

Très riches heures du Duc de Berry

Âme des saisons

Printemps d’une vie

Des châteaux au bleu de nuit

Mélusine et Mandorle endormies

 

Des bois et des forêts

Un son mélodieux et sourd

Comme des feuilles d’automne

Glissant sur des tambours

 

Près d’une rivière enchantée, murmurante (poème version 1)

Près d’une rivière murmurante, enchantée (poème version 2)

Un lac noir

Comme le souffle de condamnés

Des routes, des pierres et des pavés

Corbeaux, figurante matière

Et danse d’éperviers

 

Au bord du chemin

Un gueux

Tel l’homme rejeté des cieux

 

C’est d’un souffle magique et moribond

Qu’en nous s’invite cette nuit des âmes

Semblant toujours franchir

Un guet de flamme

Comme le dernier pied

Ou n’a plus pied

La boue verdoyante de l’allée.

 

Voyance en demi-mesure

Sous l’eau de l’herbe

S’engorge la terre (poème version 1)

S’engorge la terre dur (poème version 2)

Monde, tartare, fleuve, Styx et lumière

 

Des mots perdus

En dehors du dedans

Cor brume (poème version 1)

Cor de brume (poème version 2)

Son de l’olifan

 

Je suis devant la fontaine des vœux

Voulant faire de mon mieux

Et au sommeil

Laissant poindre le jour

Je demande des songes

Une muse d’amour (poème version 1) .

De plus beaux jours ( poème version 2).