L’enfant qui n’existait pas

 

C’est un enfant qui n’existait pas

Venu peut-être d’un conte, d’un allégoria

Une fable dans une nuit froide

Lorsque le sommeil est prêt de vous retenir

 

Un homme marchait dans la nuit sombre

Et la couleur du ciel disait un siècle sanglant

En semblant, qui désassemble et ressemble……..

 

L’homme était presque arrivé au bout du chemin

Et ne voyait plus rien.

 

Ce n’est pas le marché de ce Salomon, tueur d’enfants…..

D’enfants éternels

Expliquait le ciel……..

Satan s’était-il, ce jour oublié?

 

Dans l’ombre d’un nuage,Un jeune être apparut

Et ressemblait à quelqu’un

Peut-être, un disparu?

 

C’est de jours orphelins

Que naissent les mystères

 

Mais faut-il en revenir?

 

Un temps  le rêve des plus hauts cieux……..

 

Et puis la  nouvelle  existence

De celui qui n’existait pas

Et vient à exister

 

Un air de musique

Et une pluie d’hiver

Jouait dans cette histoire

Un dialogue lyrique

 

Sirène des enfers,

Mélopée de l’étrange

Assemblée, ressemblant,

De ceux qui sont sans droit

 

Et de l’autre  naissance

Qui mériterait une loi

 

C’est peut-être l’histoire

De l’enfant qui n’existait pas

Celui qui comme d’autres

Regardant une carte

C’est dit de quel pays,

Suis-je

Habitant du monde.

 

De cet hier à aujourd’hui…….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint john Perse-Eloges-Dieux proches-dieux sanglants interprétation guitare/voix François Térrog

Un poème de Saint-John Perse avec des erreurs orthographiques dans certaines éditions de sa poésie, néanmoins un très joli poème. Cette interprétation guitare voix s’attachera à présenter un extrait du poème.

 

Dieux proches, dieux sanglants, faces peintes et closes!

Sous l’orangerie des lampes

A midi mûrit

L’abime le plus vaste.

Et cependant que le flot monte

A vos persiennes closes, l’été déjà sur son déclin,

Virant la chaine de ses ancres,

Vire aux grandes roses d’équinoxe comme aux verrières des Absides.

 

Et c’est déjà le troisième an que le fruit

Du murier fait aux chaussées de votre rue

De si belles taches

De vin mûr,

Comme on en vit au cœur des althoeas

Comme on en vit aux seins des filles

D’éloa.

Et c’est déja le troisième an qu’a votre porte close,

Comme un nid de Sybilles,

L’abime enfante ses merveilles:Lucioles!

Dans l’été vert comme une impasse,

Dans l’été vert de si beau vert,

Quelle aube tierce, Ivre créance,

Ouvre son aile de locuste?

Bientôt les hautes brises de septembre tiendront conseil

Aux portes  de la ville……..