Pour une compréhension de l’amour en sens poétique

Qu’est ce que l’amour?

La poésie tentant de répondre à cette question a eu son lot d’histoires  impossibles de celles de Musset à Verlaine  ou encore de  Baudelaire. Faut-il revenir aux troubadours et aux trouvères,  à Charles D’Orléans enfermé dans sa tour? A Raimbaut d’Orange?

Il y a certainement fleur inverse ou encore réversibilité. Mais, ce n’est pas en ce sens que se distingue l’amour poétique . C’est plutôt pour reprendre Honoré de Balzac dans la perte de l’illusion que s’exprime celui-ci.

Le poète n’étant  plus  un être maudit au sens du 19 ème siècle mais un être en métamorphose au sens du 21 ème siècle.

Cette métamorphose que raconte les poètes antiques comme par exemple  Ovide.

Mais, s’il faut probablement étudier ses auteurs grecques et latins , il faut surtout comprendre que l’amour n’est pas que la souffrance impossible au sens romantique du terme mais qu’elle est aussi « Notre ». Et c’est  cette recherche du « Notre » qui doit aider le poète, l’écrivain dans sa quête artistique.

C’est de cette idée de simplicité de l’amour avec les moyens du monde moderne, que s’éclaire le chemin de  l’artiste.

 

 

Pierre de Ronsard-Chanson en faveur de mademoiselle de Limeuil-(extrait)-interprétation guitare/voix de François Térrog

Pierre de Ronsard, un grand poète de la Renaissance, qui décrit en ce poème « l’amour du printemps » tel qu’il pourrait s’exprimer en la nature humaine.

Cette interprétation guitare/voix d’un extrait du poème s’essayera  à présenter ce mystère du printemps.

PIERRE DE RONSARD CHANSON EN FAVEUR DE MADEMOISELLE DE LIMEUIL (EXTRAIT)

http://www.terrog-0.fr/wp-content/uploads/2013/09/François-Térrog-Pierre-de-Ronsard-Chanson-en-faveur-de-Mademoiselle-de-Limeuil-rec_2013-9-21.mp3

 

Quand ce beau printemps je voy,

J’apperçoy
Rajeunir la terre et l’onde,
Et me semble que le jour,
Et l’amour,
Comme enfants naissent au monde.

Le jour qui plus beau se fait,
Nous refait
Plus belle et verde la terre,
Et amour armé de traits
Et d’attraits,
En nos cœurs nous faits la guerre.

 

La route du poète (Histoire poétique)

 

La pluie américaine

 

Une pluie touche le bitume

La pierre effilochée

Il marche près d’une brume et ce n’est le premier

C’est un jour futur ou un passé de mort

Dans une avenue au clair

Le parfum des idoles

Sacrifiées sur l’autel

Des gerbures en tristesse

Livres qui racontaient la mauvaise façon

Et il faut passer la rue

Et la pluie qui s’emmêle

Au loin des lumières un peu folle

Un air de fête heureux

Un jazz de coulisse

Comme pour des assassins

Plus noir que la nuit

Et c’est déjà le jour

Et le souffle est plus lourd

Qu’une plume d’airain.

 

Sur le chemin faisant

 

Sur le chemin faisant

De rencontres diverses

N’avez-vous vu venir

La charrette et le foin

Une paille pour le voisin

Une surprise pour vous

 

Est-elle remplie de thym

De belles marjolaines

Et d’elfes en guérissures

Y a-t-il mortelles blessures?

 

C’est une compagnie des champs

Des bois et des forêts

Ou de la ville en suspend

Le rythme à l’imparfait

 

Du dictame d’amour

C’est un je vous salue

Qui ne plaît pas tous les jours

Une histoire étrangère

Dont on ne se souvient

Mais prégnante comme pour un lendemain

Un dictame d’amour

Un choix de naïveté

Défendus par certains

Oubliés par les autres

Comme une autre chanson

Qu’on aurait emprisonnée

Un souffle dans les murmures

Une réalité en triste

Un goût de trahison

Sourire pour l’affranchi.

 

Au delà des destinées 

 

Elle a une bague au doigt

Il a une bague au doigt

Et ce sens de l’amour est un autre horizon

 

Lui il n’est pas marié

Il ne veut plus de heurts

Mais son cœur attaché

Veut l’idéalité

 

De ces tableaux humains

Un songe dans le lointain

Ou pour combien de rêves

Poètes et écrivains.

 

 

 

 

De l’épouse du poète par François Térrog

 

 

Comme un baiser peut tomber

Au creux d’une larme close

Femme  qui parle au poète

Comme dans un rêve d’hier

Vous l’aviez toujours su

Et vous vous  jouiez de moi

Amusé amusant

L’œil véritable

De l’épouse qui sait donner

En recevant  le conseil

Et la plume d’heure charitable

Au caractère de l’amour

Haïr ne nous connait plus

Un maintenant   vous connait

Et  si demain vient à dire

Un jour tout sera parfait