Bleu pablo Picasso les pauvres au bord de la mer

Pablo Picasso les pauvres au bord de la mer

Picasso-Bleu-Lecture

                                                         BLEU

A l’aurore de la nuit seuls  et pauvres  peut être

Cherchez-vous le chemin de ces êtres

Trop tôt disparus

Ainsi  la  flamme   semble éteinte

Le recueillement est de mise

Ne manque que le souffle et  la bise

Pour  faire d’un vœu

Un chemin pieux

Gardons  nous 

De nous approcher plus

Pareil à ce peuple étrusque

La tristesse nous   surprendrait

Silence sur nos souffrances

Bleu qui glisse sur le pinceau

Comme  le chant de l’absence

Faudrait-il un ciel nouveau

Térrog  (Bleu)

le siècle idéal

Puissions nous espérer

Puissions nous en rêver

Il marche peut-etre en nous

tel une lueur dans la nuit

qui contente le silence

C’est sans doute une porte

un chemin

un passage

une chose qui murmure

d’hier de demain d’un autre âge

une fontaine

qui

s’écoule dans l’esprit

Une source près des portes du coeur

Un songe loin des vautours

Un écho dans l’habitude de nos heures

De la mort de notre mémoire

S’il a déja été écrit qu’une génération d’esprits dure trente ans,qu’en est-il de la mort de notre mémoire.

L’enfant semble t-il a plusieurs morts.Ainsi,les souvenirs passés deviennent des échos,pour certains arcs en ciel,pour d’autres choses moins douces.

Est-ce à dire que notre esprit nous quitte un jour pour nous emmener vers d’autres terres.

Là est la route de la mémoire.Etions nous un autres?Sommes nous morts?

Là est le labyrinthe ou nous tombons parfois ou encore le puit sans fond.

Ces chemins empruntés,dédales dans notre passé.

Puissions nous alors retrouver ou trouver le soleil.

Passage vers un monde moins aride,où notre ame,

parmi ces expériences de petites morts,

pourra dire: »je suis venue,j’ai vu,j’ai vaincu ».