De la revue à la dérive… et de la petite nouvelle de l’eau minérale

Une revue très intéressante sur internet qui est un mélange entre des textes, poèmes anciens et nouveaux. A chaque numéro un thème particulier qui raconte une histoire, un personnage, pour le numéro 5 de la revue il s’agit D’Alfred Hitchcock. Alors, rendez vous à la section 43 page 296-29 pour lire la petite nouvelle de l’eau minérale.  http://aladerive.jimdo.com/le-dernier-numéro/

(lecture en ligne ou téléchargement pdf )

 

 

De la revue Recours au poème numéro 23 et du texte de pierre Joris- les chevaux de Lalla Fatima (de la mère de Mahomet) Traduit par Jean Portante

Un focus sur Pierre Joris, le mot est bien trouvé. En effet , au départ,l’image qui se dégage  des poèmes de Pierre Joris est qu’ils sont ceux d’un américain traduit par Jean Portante.Un clic plus tard, on comprend que ce dernier est en fait Luxembourgeois mais qu’il a quitté son pays natal à 19 ans. C’est donc probablement un voyageur.Et son poème est un voyage très certainement. Il est divisé en deux parties Méditation dans une cuisine et le conte. La première question qui se pose à la lecture des poèmes pourrait-être la suivante: Qu’y a t-il d’américain dans cet écrit ? La première réponse qui viendrait naturellement, c’est que ce texte est un mélange d’influence.Ainsi en serait-il aussi des Amériques. En s’attardant un peu sur le texte, on imagine quelques correspondances.En effet, la méditation dans la cuisine n’est pas sans rappeler le chanteur des Doors et la chanson The Soul Kitchen. Y a t-il un mystère américain sur la cuisine? Voila pourquoi nous serions en France abreuvé d’émissions culinaires. La question est lancée. Il faut peut-être alors se rappeler Platon et son banquet.

L’Amérique est aussi semble t-il évoqué à travers la notion d’espace, alors, ils ont été sur la lune! C’était comment? (   Du poème de Pierre Joris « Qui oserait des mots qui ramènent sur terre?). Enfin, l’Amérique de l’œil de L’européen, c’est peut-être la guerre de sécession et dans le texte de Joris l’histoire de ces chevaux transformés en chameaux. Le pétrole D’Arabie Saoudite pouvant dans ce cas donner à cette histoire de nombreuses caricatures humoristiques. Mais l’humour en ce sens dans le poème ne dit pas qui achète les chameaux. On suppose que c’est la mère de Mahomet ou un de ses serviteurs.Mais déjà, nous plongeons  dans la deuxième partie du poème le conte.

Pour ce conte, après quelques recherches nous ne trouvons pas que la mère de Mahommet s’appelait Lalla Fatima qui est en fait le nom d’un restaurant Marocain sur internet. Il doit donc probablement s’agir d’un idiome, sorte de code pour introduire le conte.

Et on le comprend assez vite, ce conte est philosophique et plutôt obscur. L’avant ou l’après vie de Mahomet. On le comprend la mère de Mahomet après un rite traditionnel reçoit un message, elle a envoyé un présent peut-être avec sa caravane de chevaux.Elle attend une réponse. Le Désert a sans doute ses mirages et les chevaux reviennent en chameaux. Encore me diriez-vous!  Le sens philosophique du poème semble venir du vase que Lalla fatima porte incantant des sortes de poèmes et qui se brise.Quelqu’un a répondu!

Cette question du vase est mystérieuse. Il est par exemple  considéré en Egypte (Vase de Nou ) comme une offrande. Sully Prudhomme dans le vase ébréché le compare a un amour brisé.

http://www.florilege.free.fr/florilege/sully_pr/levasebr.htm

Une interprétation est possible, le vase crée, la poterie est le lien avec l’esprit universel, l’esprit créateur, si le vase se brise, c’est que par le tour, ce cercle créateur et on ne sait comment (ici le détail des 7 parfums consacrés) la mère de Mahomet est entrée en contact avec un monde céleste.Est-ce la naissance du prophète qui est évoqué ici ou l’histoire d’amour de sa mère, le conte ne nous en dit rien nous laissant sur un mirage.

Mirage, la question que Mahomet c’est sans doute posé lors de sa révélation dans la grotte et qui alimente aussi le débat religieux et probablement scientifique.

Pour conclure, un poème un peu farfelu mais philosophiquement voyageur.

 

 

 

 

 

 

 

De la revue Recours au poème numéro 22 de Jean Portante et autres poètes

Un site nécessaire, voire vital, pour ceux qui veulent s’abreuver de poésie d’aujourd’hui , la revue internet  Recours au poème dirigé par Gwen Garnier-Duguy.Vous pouvez  consulter la revue sur ce lien http://www.recoursaupoeme.fr/

Mais revenons maintenant au numéro 22 de recours au poème.Il présente des textes de Jean Portante réunis sous le thème de ce qui advient et ce qui n’advient pas  (  http://www.recoursaupoeme.fr/jean-portante/ce-qui-advient-et-ce-qui-n%E2%80%99advient-pas-i  .)

Après avoir digéré les poèmes, à la lecture du titre, on le comprend il s’agit probablement d’une étude de  l’être et plus encore de l’autre s’il faut parler d’altérité.Jean Portante s’intéresse dans ses écrits à l’ombre. Ce thème de l’ombre semble ne pas avoir été beaucoup approfondi par les poètes.Victor Hugo dans le poème l’ombre l’imagine comme une femme pleureuse souffrant des coups qui frappent l’homme.http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/l_ombre.html

Apollinaire l’imagine lui en dieu humilié  http://www.lerefugepoetiquedelou.net/t3358-ombre-poeme-de-guillaume-apollinaire

Finalement, chaque poète a peut-etre son ombre particulière malgré la masse d’ombres, Jean Portante essaye semble t-il de déchiffrer cette discussion avec l’ombre du poète , l’autre nous- même dans un espace de nature et aussi   un chant de solitude.L’étude de l’ombre ne pouvant probablement s’envisager qu’après de nombreuses années poétiques.

Une chronique aussi intéressante dans ces jours de fête des morts: trous de la poètesse Roumaine Rodica Draghincescu  http://www.recoursaupoeme.fr/chroniques/trous/rodica-draghincescu

Cela ne parle pas de porno comme nous le précise l’auteur, serait-ce sa condition féminine qui l’y oblige ?Premier trou peut-être?

En tous cas, c’est cette intention de ce qu’elle appelle le bas qui retentit dans ses mots.Qu’y a t-il plus bas que tout? Elle interroge sans doute notre dignité, elle veut probablement la mettre à mal.

Pour la tombe,ce trou n’est pas des plus romantique, c’est le second trou, celui de la fin d’une vie. La mort du goût? Et les tombes de ceux qui furent aimés? Sociétés et fins des concessions perpétuelles, columbarium ou la mort devenue cendre, le retour aux urnes Étrusques. Serions-nous plus proche de la mort en y étant pourtant si loin?

Reste le jamais vu , si bien dessiné dans ses mots qu’un homme aurait peut-etre du mal à l’exprimer.

Enfin, le poème de Matthieu Baumier qui  se veut un révélateur

Et, tout autour de l’Axis Mundi http://www.recoursaupoeme.fr/matthieu-baumier/et-tout-autour-de-l%E2%80%99axis-mundi

En effet, d’après la religion ou la Mythologie, il existe  des connexions entre le ciel et la terre ce sont les Axis Mundi comme la basilique de Saint Pierre à Rome ou encore les pyramides D’Egypte. Matthieu  Baumier nous fait prendre conscience de l’importance de ces connexions pour l’homme comme pour le poète.Et il conclut sur l’odeur de L’humus que le chemin des brumes distingue lui aussi   http://terrog.blog.lemonde.fr/2012/10/02/les-bois-melancoliques/  ,chemin de connexion, voyage  près des grandes forêts sans doute.


 

 

De l’émission de poésie ça rime à quoi et de Claude Guerre et les « par-coeuristes »

Pour ceux qui apprécient la poésie, une émission de France-Culture à suivre le dimanche vers 20 heures et aussi disponible sur internet ça rime à quoi présentée par Sophie Nauleau. L’émission de ce dimanche  consacré à Claude Guerre, directeur de la maison de la poésie de Paris et aux « par-coeuristes » est très intéressante puisqu’elle fixe en 30 minutes une réflexion sur ce qui anime  la poésie d’aujourd’hui et d’hier.http://www.franceculture.fr/emission-ca-rime-a-quoi-claude-guerre-et-les-par-coeuristes-2012-10-28

 

Ainsi, si le par-cœur semble être une voie d’accès au poème et  à ce qui est nommé par  Claude Guerre comme  l’au delà poétique.C’est surtout une interrogation ontologique , c’est- à dire d’étude de l’être en tant qu’être qui parcourt la poésie depuis la Grèce antique jusqu’à nos jours.Cette étude  est intégrée dans La Métaphysique et justement, le poème n’est-il pas alors parfois porteur,messager, d’un sacré qui transcende probablement la réflexion?C’est le cas peut-être du serment mythologique tel qu’il peut être imaginé. (http://terrog.blog.lemonde.fr/2012/10/02/poeme-le-serment-mythologique/)

Le  » par coeur » poétique ne peut-il s’apparenter à  une sorte d’ incantation qui  nourrit l’âme de l’être en lien avec l’âme du monde  parfois dans le dialogue, la joute (le théâtre)   ou encore dans la musique? Claude Guerre semble  rappeler finalement que la poésie est certainement porteuse de ces espoirs que la civilisation moderne a ensevelies dans d’autres domaines comme cette fin du religieux qu’il évoque.

Pour conclure, une belle émission à écouter ne serait-ce que pour le charme de ses voix.