Interprétation guitare/Voix d’un poème de Gérard De Nerval El desdichado-Le destin ou le déshérité

Ce poème de Nerval est considéré comme un de ses tous meilleurs.Il se rapproche dans son élan mystique de Fantaisie autre poème au charme éternel.Ce n’est pas ici la dame blonde à sa haute fenêtre en ses habits anciens, c’est bien plutôt le ténébreux au luth constellé.On retrouve aussi dans ce poème d’une façon habile le thème cher aux romantiques qui est celui du tombeau ,ici de la nuit du tombeau.Une fois encore lire Nerval dans ce cas, c’est avoir l’impression de parler avec un vieil esprit, amoureux des parfums de L’Italie, ayant un regard antique, plongeant jusque dans l’Achéron.Pour ce qui est  du baiser de la reine,il s’agit probablement d’ un hommage aux monarchistes.

Voila une version guitare/Voix toute simple pour rêver un peu sur ce magnifique poème.

 

Nerval -elDesdichado (Le destin ou le déshérité)

Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,
Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Étoile est morte, – et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie.

Suis-je Amour ou Phoebus ?… Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J’ai rêvé dans la Grotte où nage la Sirène…

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

 

Pour une explication détaillée du poème, vous pouvez vous diriger vers ce lien  http://www.etudes-litteraires.com/nerval-desdichado.php

Interprétation musicale poème de Gérard De Nerval Caligula Chant 3

Nerval-Caligula-Version 1 – IIIème chant  – Nerval Caligula -Version 2- audio 109

 

César a fermé la paupière ;
Au jour doit succéder la nuit ;
Que s’éteigne toute lumière,
Que s’évanouisse tout bruit.

A travers ces arcades sombres,
Enfants aux folles passions,
Disparaissez comme des ombres,
Fuyez comme des visions.

Allez, que le caprice emporte
Chaque àme selon son désir,
Et que, close après vous, la porte
Ne se rouvre plus qu’au plaisir.

Interprétation musicale du poème de Gérard De Nerval Caligula chant 1

caligula version 1 – version 2 Caligula

Caligula – Ier chant

L’hiver s’enfuit ; le printemps embaumé
Revient suivi des Amours et de Flore ;
Aime demain qui n’a jamais aimé,
Qui fut amant, demain le soit encore !

Hiver était le seul maître des temps,
Lorsque Vénus sortit du sein de l’onde ;
Son premier souffle enfanta le printemps,
Et le printemps fit éclore le monde.

L’été brûlant a ses grasses moissons,
Le riche automne a ses treilles encloses,
L’hiver frileux son manteau de glaçons,
Mais le printemps a l’amour et les roses.

L’hiver s’enfuit, le printemps embaumé
Revient suivi des Amours et de Flore ;
Aime demain qui n’a jamais aimé,
Qui fut amant, demain le soit encore !