Portrait poétique du peintre Caspar David Friedrich

Je suis le voyageur au dessus de la mer de nuage

Je te respire Montagne du Rosenberg

Sommet d’une quête spirituelle

Rêvons sur les nuées!

 

J’ai déja contemplé  la forêt aux trois heures du jours

Matin,Midi et soir

Et comme le chasseur

Entendant le corbeau

A l’aune de grand bois

J’ai fait mien des secrets

Qui sont de beaux silences

 

Tombe D’Arminius

Dans la vallée rocheuse

Songe du combattant pour une liberté

 

Mais ces morts dans les bois

De chant point de complaintes

Croix pour le souvenir

Et pour l’esprit de dieu

Brume du matin dans la montagne heureuse

 

Des bateaux que je regarde

De mon cœur amoureux

Reflètent t-il l’âme ?

Ces étapes de la vie

Je vois de belles voiles

Je ne suis pas parti

Aux appels de Rome

Restant sur ces quais

Des hommes pieux sur le rivage

L’hiver est souvent dur

Comme une toile de Schwerin

Alors je songe parfois

Aux ruines  d’Eldena

Abbaye Cistercienne

Du vœu d’humilité et de simplicité

 

Près de la mer de glace

J’ai senti la souffrance

La force de l’élément

 

De la Nature aimée de Novalis

Je suis le romantique

Au regard intérieur

Qui fait d’un arc en ciel

Lumière dans la nuit noire

L’éclair dans la nuit noire

 

Version 1 guitare/voix-portrait poétique Caspar David Freidrich

La tombe de Raspail (Le père Lachaise) (Sculpteur/ Statue/Etex)

Un peu surélevé parmi les rangs du cimetière

Se dresse pierre prisonnière

La tombe de Raspail

Était-ce ? Fusse hier?

Que pour première offense au roi

Et pour la première fois

Fut enfermé celui-la ?

 

Le long du monument de pierre

Fenêtre aux barreaux de granites

Raconte une triste histoire

Au gout antique

 

Près de la tombe

Une statue de marbre blanc

Protégée d’un linceul

Le drap aux plis mouillés

Et la main droite tendue

En haut de la figure d’un  soupirail

 

Ta femme est morte

Et on ne veut

De ta prison

Te faire sortir

Raspail

Des derniers jours de l’épouse

Se dresse maintenant un fantôme

A l’ombre de la mort

Cet être vient, pleureuse, discuter,

Comme pour un rite Romain

Ou murmurer plutôt

Paroles réchauffantes

Souffle laconique du temps

Et alors que tu l’entends…….

Des Hyades, étoiles de tristesse

Goutent la pluie  dans les allées

Géricault va se lever

De son socle de Bronze

Sa palette en main

Dessinant l’étrange destin

De l’amour du prisonnier

Lecture-la tombe de Raspail-Clip audio 210

Chanson-la tombe de Raspail-Clip audio 211

 

 

 

 

 

Le bal du 18 ème-Poème inspiré d’un tableau de William Hogarth-Le bal

Etude pour un bal

Dansons la Carmagnole

Qui  a la clé du  caveau

Recueil de timbre  nouveau

L’Esprit flottant de la matière

 

Beauté harmonique et fière

Ondule serpentine aux allures  de brouillard

Halte ! Perruque poudrée

Bal ! Ronde à danser 

 

C’est sous la lune  blanche

Une nuit  de dimanche

Les chandelles encore fraiches

Et un bruit de ……….. canon!!!

Réveillant un fantôme

Translucide  et glacé

Près d’un vieux magistrat

Un étrange prisonnier

 

Canon!! bruit d’une épreuve

Qui s’enfuit dans le noir

Un homme s’éponge le front

De la chaleur des âmes

 

Par terre un nain assis

Ou peut-être un enfant

Suivant le pas de danse

Les hommes aux manteaux nobles

La mélodique cadence

D’une chanson oubliée

Pour l’étude du bal

 

Voici une version chantée avec un air un peu  simpliste mais n’ayant trouvé pour l’instant d’air de fête je dépose cette version Le bal-Clip audio 204

Et une lecture du poèmeLecture poème-le bal-Clip audio 206

De la justice et du bon gouvernement (Tableau de Ambrogio Lorenzetti)

Des ombres qui animent, nos vies, heures éprouvantes

Ne se dit-on parfois, nous sommes aliénés ?

L’esprit   comme enchainé  par un autre nous-mêmes

Luttons contre ces heurts, libérons l’âme vieille

 

Ces pensées fugitives m’ont pris le jour d’un rêve

Il y a de cela des ans dans  les bras de Morphée

Mais comme encore conscient du songe vérité

 

J’étais   pareil à ce  tableau du bon gouvernement

Justiciable, donc prisonnier ou bien excommunié

Attendant  dans la file, son tour de justice

 

Dans ce  rêve  lointain, je passais à la barre

Après d’autres hommes

Certains des chaines au bras

Étais-ce  avant la révolution

Au temps d’ Ancien Régime?

Peut-être en Angleterre……….

Nos mondes souterrains peuvent-ils aller là- bas?

 

Exposant un dilemme  ou on me disait coupable

La balance de justice  ne  m’acquitta  pas

Étais-ce l’ange rouge accompagnant  mon sort?

Et une voie de stentor disant en quelques mots

Revenez dans deux ans ou peut-etre dix ans.

 

Juge des tribunaux qui  jugent  au présent

Qui paye pour les siècles, siècle d’ignominie ?

De la tête tranchée,  au prison de Bastille

Sentences prononcées, la fin du sortilège

Vos sommeils sont-ils  faits  de l’enfer des hommes ?

Qu’est devenu  Saint-Louis  le bon juge sous son chêne.

Dans les bois de Vincennes

 

Du rêve ainsi vécu, je garde des tribunaux

Le fer Monarchique  toujours subsistant

Et de l’obscurantisme

Une classe de manière

 

Reste la paix civile dans sa belle robe blanche

Comme une jolie mariée, épousée le dimanche

Vertus théologales et vertus cardinales

Mais que faut-il souffrir pour la paix Légale ?

Rendre aux hommes le rapport, le souffle virginal

Qui fait de nullité une parole absoute

 

République de Sienne, bon gouvernement ,

Tableau allégorique,

De nos justices divines