Etienne De La Boétie-Je publiëray ce bel esprit qu’elle a – interprétation guitare voix

Une interprétation imparfaite de part notamment une  connaissance partielle  de L’Ancien Français   mais le charme étant présent je laisse cette version. Que dire de La Boétie à la lecture du poème, une pensée survint celle  qu’il aurait pu  faire certainement mieux et en le chantant on comprend alors  toute la subtilité de son langage, subtilité d’une époque qu’on imagine plurielle.

La Boétie-je publieray ce bel esprit quel a- Clip audio 269

Je publiëray ce bel esprit qu’elle a

 

 

Je publiëray ce bel esprit qu’elle a,
Le plus posé, le plus sain, le plus seur,
Le plus divin, le plus vif, le plus meur,
Qui oncq du ciel en la terre vola.

J’en sçay le vray, et si cest esprit là
Se laissoit voir avecques sa grandeur,
Alors vrayment verroit l’on par grand heur
Les traicts, les arcs, les amours qui sont là.

A le vanter je veux passer mon aage :
Mais le vanter, comme il faut, c’est l’ouvrage
De quelque esprit, helas, non pas du mien ;

Non pas encor de celuy d’un Virgile,
Ny du vanteur du grand meurtrier Achile ;
Mais d’un esprit qui fust pareil au sien.