Atelier d’écriture numéro 8: Le Testament Littéraire: Le testament du poète Chatterton

Le Testament Littéraire est un jeu d’écriture ou il faut imaginer l’acte notarié d’un personnage de roman, de théatre ou poésie.J’ai choisi le poète Chatterton suicidé  à 17 ans et dont Alfred De Vigny a mis en scène la fin tragique.Son histoire étant  il me semble un des fondements de la Poésie.

 

Je vous écris d’ici ou le repos est doux ayant passé du jour le trépas douloureux, voulant léguer au temps l’amour qui m’a fui. Je ne suis du poète non que l’esprit maudit.

Si Alfred De Vigny  fit de moi un symbole demandant pour l’homme du vers, la loi du pain et du temps. Je voudrais dire à ceux qui tristement survivent, poètes de ces lignes douloureusement acquises. La douleur ne mérite la mort comme issue.

Si jeune, il faut mieux vivre, le temps un jour rattrape, ces pas , ces mots d’un soir qui furent dits perdus.

Une aide à recevoir n’est point à refuser comme ce cadeau divin d’une pièce de théâtre qui fit de moi, homme mort, chantre de poésie.

Le combat du poète s’érige en les deux mondes.Et si sur terre je n’ai pu m’affranchir du mien. Au ciel ,je veille paisible, telle une lampe allumée sur les lignes que distillent ma vie pleine racontée.

De passions j’ai vécu

D’une passion j’ai aimé

Et femme qui m’a plu

Sait mon éternité

 

A vous que dieu vous garde

Et que la flamme acquise

Brille pour une belle cause

De celle que n’oublie le temps

 

Ainsi Moi Chatterton

Lègue par la voix des poètes

Aux vivants ces quelques mots

 

 

 

Des esprits anciens

Nous sommes revenus déjà

Il y a des milliers de fois

Dans cet univers parfait

Quelle chose nous défait?

 

Est-ce le voyage traumatique

La tristesse trop rythmique

Des vies de peines essoufflées

Marche d’une éternité

 

A choisir de vivre en l’ailleurs

Comme habitants Saturniens

Nous rêvons un jour d’une heure

Ou l’homme se souvient

 

Et frottant la bise légère

De nos corps éthérés

Nous regardons de l’enfer

La porte condamnée

 

Hommes de ses amours

Qui parcourent le chemin

Diable que le monde est dur

Tragédie de comédien

Et de Divines blessures

Éparse est le quotidien

 

Nous amoureux de l’armure

Qui chante, le beau cœur qui sait

Malgré tous vos châteaux- forts

Nous frappons sans grands regrets

 

Nous sommes l’oubli qui revient

La demeure qui hante

L’épreuve qui tourmente

Le chuchotement du ciel

Et la vertu de l’ange

 

Une chanson  avec un air tranquille Des esprits anciens-Clip audio 263