De la revue Recours au poème numéro 23 et du texte de pierre Joris- les chevaux de Lalla Fatima (de la mère de Mahomet) Traduit par Jean Portante

Un focus sur Pierre Joris, le mot est bien trouvé. En effet , au départ,l’image qui se dégage  des poèmes de Pierre Joris est qu’ils sont ceux d’un américain traduit par Jean Portante.Un clic plus tard, on comprend que ce dernier est en fait Luxembourgeois mais qu’il a quitté son pays natal à 19 ans. C’est donc probablement un voyageur.Et son poème est un voyage très certainement. Il est divisé en deux parties Méditation dans une cuisine et le conte. La première question qui se pose à la lecture des poèmes pourrait-être la suivante: Qu’y a t-il d’américain dans cet écrit ? La première réponse qui viendrait naturellement, c’est que ce texte est un mélange d’influence.Ainsi en serait-il aussi des Amériques. En s’attardant un peu sur le texte, on imagine quelques correspondances.En effet, la méditation dans la cuisine n’est pas sans rappeler le chanteur des Doors et la chanson The Soul Kitchen. Y a t-il un mystère américain sur la cuisine? Voila pourquoi nous serions en France abreuvé d’émissions culinaires. La question est lancée. Il faut peut-être alors se rappeler Platon et son banquet.

L’Amérique est aussi semble t-il évoqué à travers la notion d’espace, alors, ils ont été sur la lune! C’était comment? (   Du poème de Pierre Joris « Qui oserait des mots qui ramènent sur terre?). Enfin, l’Amérique de l’œil de L’européen, c’est peut-être la guerre de sécession et dans le texte de Joris l’histoire de ces chevaux transformés en chameaux. Le pétrole D’Arabie Saoudite pouvant dans ce cas donner à cette histoire de nombreuses caricatures humoristiques. Mais l’humour en ce sens dans le poème ne dit pas qui achète les chameaux. On suppose que c’est la mère de Mahomet ou un de ses serviteurs.Mais déjà, nous plongeons  dans la deuxième partie du poème le conte.

Pour ce conte, après quelques recherches nous ne trouvons pas que la mère de Mahommet s’appelait Lalla Fatima qui est en fait le nom d’un restaurant Marocain sur internet. Il doit donc probablement s’agir d’un idiome, sorte de code pour introduire le conte.

Et on le comprend assez vite, ce conte est philosophique et plutôt obscur. L’avant ou l’après vie de Mahomet. On le comprend la mère de Mahomet après un rite traditionnel reçoit un message, elle a envoyé un présent peut-être avec sa caravane de chevaux.Elle attend une réponse. Le Désert a sans doute ses mirages et les chevaux reviennent en chameaux. Encore me diriez-vous!  Le sens philosophique du poème semble venir du vase que Lalla fatima porte incantant des sortes de poèmes et qui se brise.Quelqu’un a répondu!

Cette question du vase est mystérieuse. Il est par exemple  considéré en Egypte (Vase de Nou ) comme une offrande. Sully Prudhomme dans le vase ébréché le compare a un amour brisé.

http://www.florilege.free.fr/florilege/sully_pr/levasebr.htm

Une interprétation est possible, le vase crée, la poterie est le lien avec l’esprit universel, l’esprit créateur, si le vase se brise, c’est que par le tour, ce cercle créateur et on ne sait comment (ici le détail des 7 parfums consacrés) la mère de Mahomet est entrée en contact avec un monde céleste.Est-ce la naissance du prophète qui est évoqué ici ou l’histoire d’amour de sa mère, le conte ne nous en dit rien nous laissant sur un mirage.

Mirage, la question que Mahomet c’est sans doute posé lors de sa révélation dans la grotte et qui alimente aussi le débat religieux et probablement scientifique.

Pour conclure, un poème un peu farfelu mais philosophiquement voyageur.