Poème sur une peinture attribué à Buonamico Buffalmacco-Le Triomphe de la mort- (1335-1340)

Poème 1

 

Sur cette peinture gothique

D’influence byzantine

En ce cimetière de Pise

D’apparence au loin marmoréenne

La fresque d’un triomphe

 

Écuyers et nobles dames

Cavaliers tous étonnés

Est-ce la rencontre des trois morts et des trois vifs

Présage d’une fin future

Trois personnes en leurs tombeaux

 

Mais que font ces femmes qui discutent

Et près d’elles un esprit maniant une faux

Qui va donc   mourir demain

A u centre l’horizon d’une danse macabre

Ou une lutte  entre anges et démons

Pétrarque pleure t-il sa Laure

C’est le triomphe de la mort

D’amour puis de chasteté

Survint l’évènement  terrible

Qui touche  tout un chacun

Resterait la renommée

Mais le temps finit par l’effacer

Éternelle béatitude

Dieu  regarde les  jeunes gens

Vaquant à leurs fêtes  courtoises

Destin frappe violemment parfois

Comme l’amour du poète

 

Poème 2

Je suis la terre sanctifiée

La terre qui n’apparaît qu’au jour

De luttes éternelles

Faut-il tenir conseil

Anges et démons se mêlent

Matière comme des perles, glaçures

C’est le triomphe de la mort

Un homme en soutane blanche les attend

Ces gens de voyage

Ont-ils marchés longtemps

Cette belle procession

Qui raconte en image

Le labeur des jours

L’abstraite finitude

De la terre au nuage

L’étendard parchemin

Qui conte le destin