Léonard de Vinci-Livre-biographie-Sophie Chauveau

Un livre qui n’est pas récent mais  à découvrir est le livre de Sophie Chauveau Léonard de Vinci  collection biographie folio.

L’auteur s’est interessé à l’Italie de la Renaissance dans plusieurs ouvrages dont celui-ci. Elle semble défendre une position féministe puisqu’elle a participé en 2002 à la revue des temps modernes Française, chrétienne et en colère.

Cette biographie de Léonard de Vinci surprend par la crudescence des mots, une écriture présentant  des points de vue masculin et féminin qui ressemble un peu à un écrit bisexuel. Est-ce à dire que la Française chrétienne des temps modernes serait bisexuelle ? Ce n’est pas réellement le sujet de ce livre. Cet ouvrage raconte la vie de Léonard, artiste de la Renaissance né en 1452. Léonard de Vinci considéré comme un des génies de la peinture mais aussi qualifié de poète, homme de science, anatomiste ect…..

Il ne s’agit pas ici de raconter en détail le contenu de l’ouvrage. Plutôt de s’interroger sur l’origine de cette vocation d’artiste qu’on trouve ici chez ce grand peintre.

Léonard de Vinci né dans une famille plutôt aisé se voit un jour introduit dans les ateliers d’artiste de l’époque de la Renaissance Italienne grâce probablement à un talent précoce et à quelques relations. Sa vocation d’artiste apparait plus concrètement après un scandale qui secoua la ville de Florence comme cité riche voyant des familles s’affronter à travers de violentes accusations conduisant à un procès. Des accusations de sodomie dites « sodomies collectives ». Une accusation fréquente à l’époque de Léonard de Vinci. Ce qu’il faut noter ici, c’est que ces accusations de sodomie sur de jeunes personnes de sexe masculin eurent lieu en avril et pour Léonard de Vinci le procès eu lieu le 8 avril 1476.

Cette accusation à l’encontre de l’artiste modifia t-elle sa vie ? Sa vie familiale en souffrit probablement et l’auteur de la biographie y voit comme une sorte de condamnation à refaire.

Des descriptions des peintures de Léonard au cours de sa carrière s’interroge notamment sur les tableaux de Madones ou encore la cêne, dernier repas du christ.  Une vie comme composant entre art Italien et art français notamment à cause des affrontements guerriers dans certains territoires.

Pour conclure, un livre interessant à découvrir pour avoir un aperçu de la légende de ce grand peintre.

Du poète et de son combat avec le démon (II)

Nous avions vu dans un précédent article présentant le livre de Stephan Zweig Combat avec le démon que le poète pris comme par un tourment était dans l’attente d’un jugement.

Cette question du jugement est plus complexe qu’il n’y parait. En effet, à la lecture de la poésie de Joachim du Bellay, poète Angevin de la Renaissance , celui-ci nous éclaire dans un de ses poèmes en décrivant en quelques vers la situation du poète. En effet, le poète aurait en fait et ce sont ses mots « hérité de 100 procès ».

On comprend la difficulté pour certains poètes dans leur vie quotidienne et ce qu’y a pu arriver à certains d’entre eux, notamment ceux célèbres à travers les siècles. Joachim Du Bellay ne donne pas de solution claire dans cette situation. Néanmoins, on le comprend ce poète comme d’autres poètes présente un questionnement de son siècle, un questionnement qui n’est pas éloigné de notre société moderne avec ses situations de procès  très médiatisés qui font parties du quotidien de la société.

La mémoire magnétique

Il marchait dans les steppes

La neige couvrait ses pas

Le brouillard l’enveloppait

La brume  quittait son cycle

L’heureuse lumière du jour

Semblait devenir éclipse

Les roches donnaient comme un mouvement

A la terre abrasive

Et dans la nuit opaque

Du moindre sentiment

Il se vit revenir à la forêt de l’ombre

Et sur ses lèvres des mots qu’il avait déjà dit

Conclut en ce langage du temps qui devenait

 

Dans les steppes marchant

Ses pas couvert de neiges

Enveloppés de brouillard

Sans cycle dans les brumes

Au jour d’heureuse lumière

Eclipse ressemblante

D’un mouvement comme donné des roches

Abrasive à la terre

Opaque dans la nuit

De l’ombre à la forêt revenant

Dit déjà des mots sur ses lèvres

Devenait du temps en ce langage conclu.

 

La juge gouine (petite nouvelle)

Madame Abscon était juge au tribunal depuis quelques années.

La population ne l’appréciait pas trop. On la surnommait la juge gouine.

En effet, par une sorte de magie démoniaque, elle faisait travailler toutes sortes de personnes dans un sens d’épuisement. Elle était accompagnée d’un adepte du « toujours plus ». C’est en tout cas ce qui était raconté dans les campagnes. Etait-ce pour une histoire d’héritage ? Les ouvriers n’aimaient pas trop la juge gouine pour eux c’était manger un poulet en 10 minutes à peine, digérer leurs repas trop rapidement et aller charger des camions de divers matériaux. Ce qui entrainait parfois des difficultés digestives. La juge gouine menait au contraire un train de vie des plus plaisants en compagnie  de divers gens dit de bonne fortune mais cachant des dehors les plus cruels jusqu’a la torture.

Un jour une enquête de police eut lieu après l’agression sur de jeunes personnes et la juge gouine changea de département et disparue.